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CETTE ANNEE LA : Revivez les principaux événements de ces années là. Sport, actualité, cinéma, musique et bien entendu moto. De nombreuses photos, liens vers des sites, documents d'époque.

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Salon Moto Légende 2010


Phil Read à Paris

Si on vous demande un jour d’aller chercher Phil Read à l’aéroport de Roissy un vendredi à 15 heures et de l’accompagner au salon Moto Légende ? Que répondez-vous ? Moi, j’ai dit oui ! Read est arrivé avec une petite valise sur roues et sa casquette. Un signe et tout de suite un grand sourire. Très décontracté. Quelques mots et direction le parking. Read s’installe à l’avant droit, et après les banalités d’usage, on se met à discuter. De moto ! Ca n’a pas traîné. Passionné ! Je ne m’y attendais pas. Il ne parle pas français, on a fait avec. D’abord, il n’arrêtait pas de regarder les autres voitures, et surtout dans le retro droit, un peu inquiet. Comme je conduis doucement et normalement, il a commencé à se retourner pour parler avec Jean Basselin. Nous n’avions pas roulé 5 minutes qu’il lançait une vanne sur Ago ! Incroyable. Pour lui, c’est vraiment un sujet de rigolade. Il le vanne tout le temps. C’est drôle et surtout impressionnant, quand on connaît le niveau de ces deux pilotes. Un gamin. Il rigole pour un oui ou pour un non, regarde les photos (de motos bien sûr) qu’on lui montre sur un portable, et demande plusieurs fois si on est à l’ouest, au sud, au nord ou à l’est de Paris. Il faut dire qu’on a fait un grand tour pour rejoindre l’autoroute de l’Est et éviter ainsi les embouteillages. Puis il repart sur la moto, vanne à nouveau Ago, et discute avec nous comme si nous connaissions depuis toujours. On est arrivé à l’heure et là, courant de sympathie tout de suite. Disponible pour les photos, souriant, prenant tout le monde par l’épaule. Chapeau. D’accord, il demande un peu d’argent pour venir (plus les frais), ce qui est normal, mais franchement, on en a vu prendre beaucoup plus, être limite polis et s’en tenir au timing prévu, rien de plus, bref le minimum pour respecter le contrat. Phil Read a donné le maximum et de bon cœur. Une anecdote. En arrivant, nous avons attendus quelques minutes que la sécurité ait le feu vert pour que nous rentrions avec la voiture. Le gardien est sorti de sa guérite et s’est éloigné en discutant au talky avec la direction du salon. Read a foncé dans la guérite et en ressorti quelques secondes après. On lui a demandé pourquoi. Il a répondu qu’il cherchait à piquer des entrées gratuites ou des badges « exposant » ! On était sidéré. Il n’y a que lui pour faire ça. Toujours le premier jour, Daniel Adrien m’avait prévenu qu’il y avait une première séance de dédicaces prévue avant la fermeture. Peu avant, j’ai dit à Read qu’il fallait qu’on y aille. Pas de problème. Et 25 minutes à signer des affiches du salon. Mais il a 72 ans, et était un peu fatigué. Alors, je l’ai reposé à son hôtel. Je crois qu’il y est resté toute la soirée, pour se reposer. Le lendemain matin, samedi, à 10 heures, quand la réception l’a appelé, il est venu tout de suite. Et il a à nouveau lancé une ou deux piques en rigolant sur le grand Giacomo. Remarquez, s’il y en a bien un qui en a le droit, c’est lui ! C’était d’un drôle. On s’est donc baladé tout le temps dans le salon. Photos, sourires, discussion avec des stands anglais, mais pas que, et toujours un petit verre à la main (plus vin que bière, bien que…) ! Moi, je restais toujours derrière, ravi. Seulement, il a la faculté de disparaître, de filer à l’anglaise, terrible. Tu regardes à gauche ou à droite et il n’est plus là. Et tu le retrouves sur un stand, en train de boire un coup. Comment le repère-t-on ? Sa casquette…

Autre anecdote. Je retrouve Read bien embêté devant un micro. Un reporteur de Radio Campus (106.6 dans le Nord) essayait de lui faire dire : « Bonne année sur Radio Campus ». Pas gagné. Ca donnait : « Poun an raidio campousse ». Alors le gars le faisait recommencer. Read me regardait style HELP ! On s’en est tiré avec juste un bonjour radio campus. L’émission moto de cette station a pour nom « kiqincoup tetoupal », le site www.k1c.free.fr. Ca sent la vraie radio libre, comme début 80*. Un grand salut à Radio Campus. On revient avec Phil Read. Le samedi, pour le déjeuner, je lui ai demandé s’il voulait aller au restaurant. Non, il a picoré sur le stand des amis de Gérard Jumeaux. Puis, après la dernière séance de dédicaces, nous sommes partis à Montparnasse, à la soirée d’Eric Saul pour la remise des prix de l'ICGP (International Classic Grand Prix), les fous de TZ. A l’aller, dans les encombrements sur le périph, Read a parlé de la crise, demandant pourquoi en France, il y avait autant d’aides, et des manifestations. Je lui ai répondu qu’on était comme ça. Mais comme c’est le chantier aussi dans son pays, on en a conclu que c’était partout pareil mais d’une manière différente ! Puis Phil Read a eu une phrase surprenante : « Je suis plus populaire en France qu’en Grande Bretagne ». Je lui ai demandé pourquoi. Il m’a répondu qu’outre-manche, il n’y avait pas de salon comme Moto Légende (qu’il a trouvé « organisé de manière très professionnelle »). Il a ajouté qu’il y avait bien sûr beaucoup de réunions mais, en fait, d’après lui, il y a ce que l’on appelle chez nous des « bourses » et des courses presque de « village ». Mais pas de grand show. Notons qu’il met à part le TT, qu’il vénère mais qu’il trouve dangereux. Au fond, ce n’est qu’une déduction, mais je crois qu’il a senti chez nous, non pas de la ferveur, il ne faut pas exagérer, mais du respect, de l’admiration, et énormément de joie à nous rencontrer tous. Il a vraiment apprécié. Je l’ai quitté devant son hôtel vers 1 heure et demi du matin. Je lui ai dit que pour moi, c’était terminé. Il m’a remercié et je crois que c’était sincère. C’est Read quand même, il n’en a rien à faire de moi ! Mais c’était chaleureux. Ou alors, c’est un grand acteur. Le dimanche matin, Daniel est venu le chercher, il a signé une dernière fois et vers midi, comme c’était prévu, il a pris un taxi pour Roissy. Au revoir Monsieur Read. J’ai un regret. En allant à la soirée de Saul, il m’a demandé où étaient les Champs Elysées. Je lui ai dit à un quart d’heure à peine. Mais nous n’avions pas le temps. Aussi, je vais lui faire savoir que si, un jour, il repasse par Paris, je suis libre quand il veut pour aller sur les Champs, puis à Notre-Dame, à Versailles, voir les châteaux de la Loire, etc. ! Pas de problème. C’était sûrement un bad boy, un provocateur. Certains ne l’aiment pas. Mais nous avons tous vu un homme charmant. Une histoire circule sur son « après » carrière. Il se serait retrouvé coursier à moto à la BBC. Plus une livre ! Jacques Bussillet, qui est l’un de ses amis, le sait sûrement. Nous avons aussi parlé vies privées. Je lui dis : « J’ai cinq petits enfants ». Read me regarde et assène : « Moi, six ! ». Et je lui réponds : « Read, first ». On s’est marré. Il y a trente ans, Olivier Chevallier m’avait demandé d’aller chercher Mike Hailwood à Roissy. Olivier avait invité le Grandissime pour un salon à la Porte de Versailles. J’ai donc été chauffeur et accompagnateur deux fois dans ma vie. Une fois pour Hailwood, une fois pour Read. Pas mal, non ? Une chose encore. Pour moi, Read était manifestement heureux à ce salon Moto Légende 2010. J’ai le même souvenir pour Hailwood. Il avait un grand sourire, tout le temps. Il n’est pas certain qu’il y ait beaucoup de sports, de disciplines, où des champions de légende montrent ainsi leurs sentiments. Soyons sûrs qu’aux yeux de ces deux hommes au talent inégalable, nous n’étions pas et nous ne sommes pas que la « base », que des « anonymes », juste bons à payer un ticket d’entrée. Nous étions et nous sommes leur famille. Qu’ils en soient remerciés.

François Gomis

P.S. : Quel est le point commun entre l’auteur de ses lignes, Georges Martin, Eric Saul et Yves Evrard (voir photos) ? Le Moto Club des Cheminots Sportifs de Paris (1969/1970).

*A propos de radio libre, vu au salon Le Michel Bidault. C’est de ma faute (humour) s’il est arrivé dans la presse moto. On raconte. Dominique Duvauchelle, formidable journaliste sportif d’Antenne 2 (dirigé par Robert Chapatte), avait monté sur ses loisirs et pour le plaisir Radio Créteil, une petite radio libre associative à Créteil (94) en 1981. J’avais connu Dominique au Mans en 1978. On était bien copains. C’était un type extra, un pur. J’avais une petite tranche d’antenne sur sa radio. Et devinez qui était aux manettes en technique : Michel Bidault ! On a sympathisé et Michel a connu comme ça la bande de Moto Journal. Dominique Duvauchelle a disparu accidentellement (15 mars 1982). Le stade de Créteil porte son nom.

Légendes photos Envoyé PAR TELEPHONE A peine quitté l’aéroport de Roissy, Phil Read raconte que lors d’un Grand Prix, il avait laissé gagner Agostini. Read précise que sa moto était un trop légère et que, s’il gagnait, sa moto allait être pesée et il serait disqualifié perdant ainsi beaucoup d’argent. Alors qu’en terminant second, pas de vérifications ! (Images téléphone prises par FG en conduisant, ce qui n’est pas bien du tout…).

Pour éviter la fauche, la bulle.

cliquez pour agrandir les photos

Read s’est baladé partout. Et même s’il ne parle pas français, on établit le contact très rapidement. Phil Read avec Anne-Marie Jumeaux, Jack Marchand (au téléphone…) et Orace.

Yves Evrard, les Amis de la Coupe. Juste un petit en-cas, style Obelix.

Georges Martin. Sur le pont depuis plus de 40 ans.
Phil Read sur le stand des Amis de Gérard Jumeaux. Aisément reconnaissable de dos à sa casquette et à ce qu’il tient dans la main droite (cela doit être du rosé) ! Phil Read retrouve Jacques Bussillet sous les yeux de Daniel Adrian.
Jean-François Baldé en grande discussion. Eric Saul, diplomate, ne dit rien. Une Rickman Jawa ! Pas la plus belle, mais on était un paquet à la regarder.
BMA type A (c’est marqué dessus !). Magnifique. Attention, pas homologué !

Les vidéos

 Légende de la vidéo de Phil Read en voiture : A peine quitté l’aéroport de Roissy, Phil Read raconte que lors d’un Grand Prix, il avait laissé gagner Agostini. Read précise que sa moto était un trop légère et que, s’il gagnait, sa moto allait être pesée et il serait disqualifié perdant ainsi beaucoup d’argent. Alors qu’en terminant second, pas de vérifications ! (Images téléphone prises par FG en conduisant, ce qui n’est pas bien du tout…).

 


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