Si vous ne voyez pas les animations ci-dessous, téléchargez le Plug-in Macromedia Flash: ici

 

Webmaster : Francis Boutet | M'écrireForum BIKE 70 | Livre d'Or BIKE 70 | Club BIKE 70  | Team BIKE 70 

 

Menu 

 

Pilotes de légende

 

Courses de légende

 

Motos de légende

 

Personnalités

 

Histoires Anecdotes

  Photos et Vidéos
  Revue de Presse

 

Liens

 

 

CETTE ANNEE LA : Revivez les principaux événements de ces années là. Sport, actualité, cinéma, musique et bien entendu moto. De nombreuses photos, liens vers des sites, documents d'époque.

1969

1970 1971 1972 1973 1974 1975 1976 1977 1978 1979 1980
Conte de Noël ...

 

JOYEUX NOEL

Le Père Noël est un motard

Dans bien longtemps, des histoires de moto et de Noël continueront de se raconter. Tout aura changé, ou presque. C’est le presque qui est important.

Le Père Noël (appelons-le aussi PN) se demandait quelle moto il allait choisir pour faire sa tournée cette année. Au fait, saviez-vous que le Père Noël avait toutes les motos qui ont existées ? Vous ignoriez que depuis le premier deux-roues motorisé, tous les constructeurs, petits, grands, artisans, multinationales, lui donnaient un exemplaire de chaque nouvelle moto ? Demandez à Offen et à Alain Chevallier, vous verrez. Il est vrai que le secret a toujours été bien gardé, jusqu’à aujourd’hui ! Pas une moto ne manquait donc à sa collection. Bien sûr, il faisait toujours un petit tour de traîneau et de rennes le soir J, mais c’était pour le folklore, pour la tradition. En vérité, sa tournée, le Père Noël la faisait en bécane.

Sa «collec», le PN l’adorait. Car le Père Noël était motard, un vrai, appel de phare et clé de 14. Vous l’avez d’ailleurs peut-être déjà croisé sans faire attention. Un intégral et surtout sa tenue rouge et sa longue barbe blanche cachées dans la combine de cuir. Ni vu ni connu. Et comme pour lui, le temps n’est rien, il revenait rouler avec nous, incognito, avant de repartir vers le futur. Car nous sommes dans le futur, dans bien longtemps.

Pour sa tournée, dans quelques millénaires rappelons-le, Père Noël avait fixé son choix sur une Terrot de 1926. L’année précédente, il avait pris une Honda CB 450, noire et chrome, de 1969. Il avait bien rigolé. A donf tout le temps, il avait même fait racler les pots. A son âge ! Avec la Terrot, ça serait sûrement plus cool, plus authentique.

Dans les milliards de demandes de cadeaux qui défilaient dans son bout de ciel, il en avait repéré une qui lui plaisait bien. Un jeune homme, motard bien sûr, lui demandait un écrou de 6 en inox. Pas facile à trouver. Mais PN aimait bien les challenges. Il faut savoir que depuis des lustres, les motos, les vraies, étaient stockées dans une planète éloignée aux conditions hygrométriques et anti-radiations parfaites. A l’abri. Elles appartenaient ainsi à tout le monde et à personne. Ils étaient en effet plus d’un milliard comme ce jeune homme, à aimer la moto. Répartis sur deux galaxies. Impossible de contenter tout le monde. Aussi, les motos étaient mutualisées. La décision avait été difficile à prendre (à la fin des années 2100), mais c’était la plus raisonnable, pour que tous puissent en profiter.

Le virus de la moto se transmettait on ne sait comment depuis notre époque. Les chefs n’aimaient pas ça, mais comme il était interdit d’interdire… Car les «motards» étaient frondeurs, sans peur, à la limite de tout. C’était leur état d’esprit, éternel. Et comme la liberté de circulation des images et des sons était totale, les motards communiquaient être eux, via bike7280.soleil-historique, un système sans connexion et sans limite. Il suffisait de penser et on y était. Même les odeurs pouvaient se transmettre. Sortie de pot 2 temps 1966, ricin 58, fumée blanche mono 4 temps avec segments en train de lâcher, etc. Ajoutez un petit cliquetis de moteur de G 50 en train de refroidir juste avant de s’endormir, et c’était le must. Pour le «dans le casque de…», il y avait une liste d’attente. Un Saarinen Castellet 73 était presque aussi recherché qu’un Hailwood au TT ou qu’un baston Ago-Read. Il fallait être patient mais tout était disponible. Gratuit.

Le Père Noël était d’ailleurs très sollicité pour des cadeaux de cette sorte. Car lui seul avait le privilège de réunir le pack complet : «dans le casque de/sons/odeurs/sensations» ! Ainsi, pour avoir «la complète», on était obligé de croire au Père Noël.

Il y avait aussi un «spécial gamelles, même pas mal», mais il n’était pas beaucoup demandé. En plus, le PN ne l’aimait pas et le livrait en retard !

Père Noël s’était donc mis en quête de l’écrou inox de 6. Il en avait repéré un sur la planète Origine (la terre). Difficile de dire si l’écrou avait été monté sur une moto, mais il ne fallait pas trop en demander. D’abord, le jeune homme n’avait pas précisé «un écrou inox de moto». Alors ! Reste que cette affaire chiffonnait le PN, qui était un perfectionniste. D’un coup de Guzzi V7 Sport cadre rouge, il décida d’aller farfouiller dans une zone qu’il connaissait bien par 2°20 E, 48°52 N. En effet, quand PN revenait dans le temps, il traînait dans les magasins de motos de ce secteur. Mais il n’avait alors pas le droit de ramener quoi que ce soit. De ses voyages dans le passé, il devait revenir les mains vides. Règlement, règlement. Il devait donc trouver l’écrou en temps réel. Ce qu’il fit assez rapidement à l’emplacement d’un atelier de réparation motos, sur les vestiges d’une voie romaine, transformée en route nationale au vingtième siècle et qui sortait d’une ancienne cité. En plus de l’écrou, il ramassa un bout de plastique thermoformé bleu. En le nettoyant rapidement, il dégagea des lettres en relief : « Reactor VXZFRK9 ». Sans doute un cache latéral des années 2030 ou 2040.

Le Père Noël s’était donc fait son petit plaisir en allant chercher l’écrou, mais il n’oubliait pas que dans quelques heures, il devrait faire le grand tour, la grande boucle, avec la Terrot. Plus de 74 planètes d’une seule traite. Et dans certains coins, il faisait moins 300 °. Heureusement, il avait sa polaire sous l’habit rouge. Et ça lui rappelait les Elefs.

Ce qui l’embêtait, c’est que le soir de Noël, son grand soir, il y avait toujours des évènements hyper-sympas organisés aux quatre coins de l’univers. Mais lui bossait… Dommage. Il avait flashé cette fois-ci sur un concert donné sur une petite planète connue pour la qualité parfaite de son atmosphère. Quelques motos, venues du stock, allaient jouer. Il y aurait un peu de monde, quelques centaines de milliers de motards, mais tous étaient amis, alors, aucune importance, au contraire. Et le final le faisait rêver. Et oui, même le Père Noël rêve. Au fond d’un grand cratère, après une princesse, une CB 750 Honda à câbles, et deux reines, une Velocette et une 1 000 Vincent, arriveraient sur la scène deux altesses impériales, une MV 3 et une Honda 6 de la fin des années 1960. D’abord en solo, puis en duo, les deux légendes allaient jouer une dizaine de minutes. La pureté du son et la finesse des vibrations seraient extraordinaires. Un grand moment en perspective. Quelle symphonie ! Et il allait manquer ça. A moins qu’il se débrouille pour terminer sa tournée dans ce coin là. En changeant un peu son planning de livraisons, il s’aperçut que ça pouvait se faire. Alors, peu après, le Père Noël s’approcha de la Terrot en sifflotant, la démarra et partit, tout joyeux, en pensant aux deux belles qu’il allait entendre.

Après tout, le Père Noël avait droit lui aussi à un cadeau !

François Gomis

 

 


Manifestations Partenaires

Partenaires et sites amis...