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Les Histoires du "père François"

Toutes les histoires du Père François

François Gomis nous raconte ...

Les personnages et faits de ces histoire sont fictifs, et toute ressemblance avec des pilotes existants ou ayant existé ne serait que pure coïncidence !!!!!

 

Histoire d'autoroute

" Imaginez des images télé d’autoroute et un commentaire de Frédéric Mitterand pour nous mettre dans l’ambiance.

« L’autoroute long ruban noir menant aux mégapoles, au bleu de la mer ou au blanc des sommets, symbole d’un occident pressé allergique à l’accident et parangon d’une mobilité collant à la modernité comme du bitume fondant sous un soleil de plomb.

L’autoroute où tout est balisé indiqué dirigé canalisé standardisé pour aller d’un point à un point à la ligne blanche près commençant et se terminant par une guérite et une barrière marquant la frontière entre le monde réel et l’univers de la vitesse.

L’autoroute si chère aux Français qui l’ont pour certains payé trois fois, une première fois pour sa construction, une deuxième fois avec les péages et une troisième fois en achetant des actions quand elle fut privatisée ;;; » Etc. Fin de la bande FM.

Et oui, l’autoroute, c’est sécurisant, un peu ennuyeux* et faut toujours yep au bout. Un peu mon neveu. On en arrive au nerf de la guerre qui manquait tellement à beaucoup de frenchies des années 70 allant de circuit en circuit. Le fric, l’artiche, le pèze, le pognon, le flouse, le blé, l’oseille, la fraîche, le dollar breton, les pépettes, le sonnant , le trébuchant, les patates, les pépites, la ou les tunes, les ronds, les balles, le sac, la galette, le cash, le jonc, le foin, les picaillons, le grisbi, les pistoles, les munitions (liste non exhaustive), il faut en donner pour sortir de l’autoroute. Et quand on a une camionnette (J7**, Fiat 238, Ford Transit, Mercedes 608, etc.) avec au cul une caravane, ça douille ! Certains pilotes partaient de chez eux avec parfois pas de quoi arriver au circuit ou en repartir***. Comment faisaient-ils pour le carburant ? Je n’ai aucune idée et même si j’en avais une, motus. Par contre, pour éviter le péage, ça on peut en parler.

Ils ne faisaient pas ça ! Si, ils le faisaient… Non. Si, juré, craché. Incredible dit-il en anglais, langue qu’il parlait couramment. Et pourtant… Misère, c’est donc vrai. Voui Madame. Assez joué, on raconte.

Vous voyez sur l’autoroute ce qu’on appelle les sorties de service. C’est fait pour que les gars en orange (des patrouilleurs pas trouillards en général bien sympa), les dépanneurs et la maréchaussée puissent quitter l’autoroute sans aller jusqu’au bout. Maintenant, ces portails sont fermés avec du costaud, peut être pas de l’inviolable, mais pas loin. À l’époque, c’était une chaîne et un cadenas. Alors, le premier qui arrivait à la dernière sortie de service avant le péage se débrouillait pour ouvrir le portail. Les autres suivaient. C’est ainsi qu’on pouvait voir, parfois en pleine nuit, des camions et caravanes bariolés se balader sur de petites routes de campagne et cherchant à reprendre l’autoroute à la première bretelle après le péage. Pittoresque.

Trois anecdotes.

Une fois, ceusses de l’autoroute, prévoyant peut-être le coup, avaient mis une chaîne et un cadenas commac.En poussant le portail avec le bahut, nada. Au pied-de-biche, bernique. À la scie, des nèfles. Mais avec l’esprit frondeur et légèrement anar qui régnait en ce temps-là, plus ça résistait, moins il y avait de limites. Le premier de cordée a sorti l’artillerie (non, pas un gun, quant même !) mais une disqueuse électrique alimentée par un petit groupe électrogène (du coco d’un côté, du jus de l’autre) installé dans le bahut. Et vas-y mon gars que je te tronçonne la chaîne avec plaisir (quand il y a de la chaîne, …), le tout sur le bord de la strada devant tout le monde, et, s’il vous plait, la clope au bec et avec de grandes gerbes d’étincelles… Pas discret, relax, mais gonflé. Un geste magnifique pour les fans de Brassens. Un acte de racaille, de sauvageon, une incivilité auraient dit plus tard les bourgeois qui passaient alors en R16 ou 504, voire DS. Le but du jeu était de ne pas payer, rappelons-le. Ce n’était pas pour le fun (on le vivait mais on ne connaissait pas encore le mot). Le pilote discobole sortit vainqueur et sortit tout court de l’autoroute. Les autres, admiratifs et reconnaissants suivirent, tous gardant comme trophée le ticket de péage qui terminait dans la boîte à gants, avec les autres…

Une autre fois, des pandores vigilants maraudant sur l’autoroute virent le convoi faire barbe. Tout gyrophare dehors, la 204 break Diesel (un os qui pétait les culasses mais allait quant même plus vite que mionnette et caravane) obligea le dernier attelage à stopper sur la petite route verdoyante, à quelques encablures du portail grand ouvert. Imaginez la discussion. Après avoir réglementairement porté la main au képi, le gendarme dit au conducteur qui, l’air benêt, avait ouvert sa vitre : « Monsieur, vous êtes sorti illégalement de l’autoroute ». Et vous savez ce qu’il répond le pilote ? « Pardonnez, mais je me suis perdu ! ». Faut oser. Dire à la gendarmerie nationale qu’on s’est paumé sur l’autoroute, c’est du grand art. Ce n’est plus de la mauvaise foi, ce n’est même plus un mensonge éhonté, c’est du foutage de gueule digne d’un dialogue d’Audiard (le père Michel). D’après ce que l’on sait, on fit dans le verbal, dans le procès-verbal. Car il n’y eut aucun échange (verbal), le monsieur armé (gent en arme) restant muet devant l’audace du délinquant. Le carnet à souche frappa donc et le pilote, ses potes, le fourgon et la caravane furent calmement mais fermement remis sur le droit chemin via le portail qui fut emprunté cette fois dans l’autre sens. Et en plus, il fallut payer le péage. Il y a des jours comme ça…

Le tronçonneur (pas des lilas) et l’homme qui se perd sur l’autoroute sont parmi les pilotes français qui figurent sur ce site.

Toujours dans le même registre, il s’est vu qu’un véhicule franchisse le péage gratuitement en collant le véhicule précédant qui venait de payer et repartait. Ainsi, la barrière ne se fermait pas, aucune alarme ne sonnait et seul l’employé de la guérite de péage et éventuellement le conducteur du premier véhicule (doublé très vite) s’apercevaient de l’embrouille. Le temps que l’employé prévienne, c’était trop tard. Et comme on ne voit pas grand-chose d’une guérite, il ne pouvait pas relever le numéro, surtout la nuit. Cela se faisait non pas avec une camionnette mais avec une voiture rapide. Par exemple une DS 21 break et boîte 5 manuelle (on pouvait mettre deux TZ dedans, l’une à côté de l’autre, les carénages enlevés). Attendez, où j’ai trouvé cette histoire de péage ? Et une DS 21 break ? J’en n’avais pas une, moi ? Heu, je ne me souviens plus, c’est un peu loin  tout ça. Vous savez, avec l’âge. Bon, si on parlait d’autre chose… Ca va vous ? Et puis j’ai laissé mon ragoût sur le feu. Faut qu’j’y aille. Scuse.

 

* On s’em… tellement qu’on conduisait avec un genou contrôlant le volant pendant des bornes et des bornes (d’où l’expression « conduire comme un genou », warf). Quand la caravane partait en vrille, fallait réagir vite… Il arrivait aussi que certains se tirent la bourre. À donf, interdit de couper, le tout à 80 km/h les bras levés. Quitte, quand l’un avait pris l’aspi puis déboîté, à passer l’un à gauche d’un semi, l’autre à droite toujours pied dedans sur la bande d’arrêt d’urgence. Que faisait le routier ? Ou il se marrait ou il klaxonnait en gueulant…

** Tiens, le J7 Peugeot, ça m’en rappelle une pas piquée des hannetons. Monsieur et Madame Ton ont une fille, … Mais non, c’est pas celle là mais une vraie. On en reparlera une autre fois si Francis (aussi appelé le chef) le veut bien.

** *Je me souviens de Bernard Fau au GP d’Angleterre à Silverstone en 81 disant après sa magnifique place de 4° en 500 et la prime d’arrivée qui va avec :« Ca tombe bien, je n’avais pas de quoi rentrer». "

François Gomis 

Note du "chef" : bien entendu ses pratiques ne sont pas à citer en exemple à la jeune génération et conduire avec les genoux, les pieds ou tout autre partie de son anatomie, sauf les mains, est interdit en France... par contre rien n'interdit de conduire comme un pied en respectant les limitations de vitesse !!!

 

François Gomis - Laurent Gomis

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