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Thierry NOBLESSE

né le
21 mai 1953

 

Introduction

1968 - 1970 1971 1972 1973 (1)
1973 (2) 1974 1975 1976 (1) 1976 (2)
1977 (1) 1977 (2) 1977 (3) ... A suivre  

ANNEE 1973 " COUPE KAWA ET FORMULES DE PROMOTION "

Après mûres réflexions, c'était décidé, il me fallait participer à la Coupe KAWA, la référence de l'époque pour la notoriété (voir Patrick PONS en 72). C'est donc sur une superbe KAWA S2, achetée aux meilleures conditions aux Ets GUIGNABODET et préparée par Christian LEON "himself " ; il faut le faire pour un normand d'être aidé par un concessionnaire de Toulon. C'était encore un coup de Serge et peut-être aussi grâce à ma passe d'arme avec Jean Louis, l'année précédente.


Concentré au départ de la Coupe KAWA

Le GODEFROY Racing Team, le début 
des 125 Motobécane en course
Sur ma " barque " 250 OSSA SPQ 
en critérium au Mans

En complément, M. GODEFROY, Président du Moto-club de Normandie et motociste, créa une écurie de quatre 125 RAI Motobécane et me prit comme pilote à des conditions fort avantageuses. Je n'eus qu'à débourser 3500 F et devint copropriétaire de la machine. La préparation, les pièces, l'essence, l'acheminement des machines : c'était le GODEFROY-BERGER RACING TEAM qui sortait les dollars.

La Coupe des quatre saisons, sur ma vieille OSSA 250 SPQ, était aussi au programme.

COUPE KAWA CIRCUS

Cette saison fut inoubliable, il y avait 120 engagés, 3 groupes de 40 pilotes et il fallait terminer dans les 15 premiers de sa série au classement des trois épreuves qualificatives pour accéder aux finales.

(Photo en haut à gauche) Sergio, le Manager en pleine réflexion. (Photo en haut milieu) Hervé (alias PIERRES) le sourire avant le départ en critérium 750 sur Kawa H2. (Photo en haut à droite) La " Belle Gégène " le régional de l'étape à Rouen. Le gros cœur ! ! ! (Photo en bas à gauche) La joyeuse bande au Castelet (de gauche à droite) : T. NOBLESSE (Nono), G. LEMOINE (Gégène), P. TROCQUE (Trocman), H. PIERRES, PEPE (le photographe), J.L. GUIGNABODET et sa fiancée, S. ORRU. (Photo en bas à droite) Serge, Gégène et Thierry en pleine discussion devant nos KAWA S2.

1ER avril - Rouen Bien qu'étant l'enfant du pays, je ne réalisais que le 9ème temps aux essais. Il est vrai que la descente aux grandes courbes m'impressionnaient quelque peu. Pour la course j'étais un peu plus dans le coup. La triste preuve réside dans le fait que je me trouvais dans le groupe de tête des 5 kawasakistes qui ne purent empêcher leur monture d'aller manger de la paille. Insatiables, ces S2 ! ! ! Vu l'état de dégradation avancée des autres machines, je m'en sortais bien avec une fourche vrillée.

6 mai - Le Mans Une chute, (tiens ! J'ai déjà vu ce mot là quelque part !) à l'épingle de la chapelle sous la pluie, aux essais, m'ôta mon repose-pied droit et mes espérances. Ne pouvant réparer, je finissais 11ème de l'épreuve.

20 mai - Le Mans Il fallait se défoncer : c'était la dernière course qualificative. Je m'emparais de la pole position. Je pensais bien marquer là mes premiers points, c'était indispensable. Mais pourquoi ai-je oublié de tourner la clé de contact au départ ? C'est la question que je me posais une fois la course finie, après avoir tâté par trois fois le bitume ruisselant. Une seule gamelle m'était directement imputable. J'avais remis la pêche un peu trop tôt (mea-culpa), de plus on m'avait accroché dès le départ alors que je poussais vainement et mon levier de frein cogna alors la glissière, le tordant à 2 cm de la poignée d'accélération ; n'allez pas chercher plus loin la cause de ma seconde chute. Troisième remplaçant après les 3 manches qualificatives, ma situation était plus qu'inconfortable. Découragé, je n'allais pas à Saint-Quentin. Bien m'en pris, l'édition de la coupe fut annulée.

Départ raté, mais Thierry pourquoi n'as-tu pas mis le contact ?

17 juin - Magny-Cours Un concurrent s'étant désisté, en tant que suppléant, me voilà de nouveau au départ. Mais pour être titularisé, il fallait arriver dans les 10 premiers ; j'avais dû signer un contrat de longue durée avec la guigne, car je fis la course avec un piston fendu.

24 juillet - Le Mans Là aussi je comblais un trou. C'est aussi ce que le peloton essayait de faire pour nous rattraper, GORET et moi lorsque nous nous fûmes détachés. Quel pied cette bagarre ! Sur la ligne l'écart n'était que de 2/10e à mon avantage. Ce fut l'un de mes plus beaux souvenirs cette année là. Le remplaçant devenait titulaire. Certains qui se réjouissaient de mes déconvenues lors des qualifs, firent alors grise mine …

9 septembre - Nogaro Nous avons découvert sous un beau soleil un circuit tout neuf, propice à de belles luttes. J'étais venu par la route pour roder la bête. Pour l'occasion, cylindres et pistons étaient neufs. Je fis un tour aux essais " tiens, un bruit bizarre ". Chose rare sur une S2 ; l'embiellage est " out ". Je rageais d'impuissance lorsqu'une " âme sœur " en la personne de Gérard LEMOINE (Gégène), un pote d'enfance, qui participait également à la coupe vint me proposer sa S2. C'est beau l'amitié ! Je me précipitais sur la piste, fis un tour et CRAC ! … La chaîne cassa. J'avoue avoir cherché sur le moment un mur pour me fracasser la tête. Les essais finirent avant que je n'aie eu le temps de mettre une chaîne de rechange. J'avais tout de même décroché la 9ème place sur la ligne de départ. Quand la piste fut rendue libre, je réussissais à suivre et à dépasser " certains bons ". J'étais donc confiant pour la course. Mais, avant de narrer l'épreuve du dimanche, j'aimerais vous dire que dans le Sud-Ouest, je me sentais un peu chez moi, car je possèdais des amis sensationnels et certains avaient tenu à ce que je participe à une petite fête le samedi soir … ça avait un goût d'alcool ( HIC ! ), mais c'était hélas de l'alcool ( HIC ! ). Je ne pus réaliser qu'un départ moyen et tentant de prendre la tête par un extérieur osé, je me retrouvais dans l'herbe ! Etrange ! Reparti dans les profondeurs du classement, je réussis néanmoins, à grappiller quelques places par-ci par-là et finissais 7ème. Je crois avoir perdu toute chance de remporter la coupe Kawa ce jour-là, car si GORET était malencontreusement écarté du classement final à cause d'une mauvaise chute alors qu'il s'entraînait à Nogaro, le compère MEILLAND grâce à sa victoire prenait le large. (Quel égoïste) !

23 septembre - Le Mans La course précédait le bol. Il était bien certain qu'une bonne performance devant toutes les huiles présentes eut été d'un excellent effet. Ma bécane n'allait pas bien vite, moi non plus du reste. Le premier étant déclassé pour avoir par trop insisté avec une meulette sur ses lumières, je fus classé 9ème. MEILLAND renforça son avantage aux points.

30 septembre - Montlhéry BEURK BEURK BEURK ! ! ! Voilà ce que je disais quand j'arrivais sur le vieil autodrome, mais ma KAWA charmée par le morne paysage et la voix du speaker fit le 3ème temps. Dès le drapeau baissé, MEILLAND nous fit un de ses départs canon dont il avait le secret. Il nous colla au moins 30 mètres. J'étais second, car ce petit filou avait été tout droit à la chicane. Dès le second tour, le peloton fut lâché mais MEILLAND était loin. J'essayais de remonter, quand une vis de condensateur foirée la veille et fixée à l'Araldite prit des vacances. J'étais ulcéré, surtout que le lauréat de la coupe dut rétrograder, son moteur n'appréciant pas l'humidité.

11 novembre - Le Castellet alors J'avais pris mes quartiers chez M. GUIGNA, la semaine précédant la course pour refaire une santé à mon infidèle compagne. Je fis le second temps aux essais. Mon choix de démultiplication étant mauvais durant les essais, pour la course le tir fut rectifié et tout allait mieux ; mais le " sieur " Louis GARRON qui allait diablement vite avait eu, lui aussi, sa moto bichonnée par M. GUIGNA . Durant la course, nous fîmes le spectacle, reléguant le 3ème loin derrière. Louis me précéda de 3/10e sur la ligne. Le record du tour me revenait. 1er, 2ème aux essais et en course, nous récompensions ainsi M. GUIGNA et sa fidèle équipe de tous leurs efforts.

Bilan Me voilà donc 4ème au classement général. Quels enseignements en tirer ? L'organisation et l'assistance s'étaient révélées efficaces pour cette 3ème édition de la Coupe. L'ambiance fut quelconque, malgré la présence de bons copains. Seuls les cinq premiers au classement général avaient des prix : le vainqueur, MEILLAND, gagna une KAWA 750 H2, son dauphin, GARRON une 500, le troisième et le quatrième une KAWA 125 Trail, le cinquième 1500 F. Quelques mois après la remise des coupes, j'appris que Louis GARRON avait disposé d'un moteur non conforme (allumage, pompe à huile sans axe, vilebrequin bouché) ; ce qui expliquait que malgré mes 1m62 et 50 kg je ne pouvais suivre ce gaillard à l'aspi dans l'interminable ligne droite du mistral du circuit Paul Ricard. Mais enfin ce ne sont peut-être que des mauvaises langues ? En 73, les officiels de la Coupe se contentaient de lever les trois cylindres pour contrôler. Mais malgré tout, je garde un bon souvenir de cette Coupe KAWA 73 car j'ai eu l'impression d'avoir énormément appris sur le plan pilotage, 10 courses menées à fond de train représentant un excellent apprentissage…

Mon analyse aujourd'hui Cette Coupe KAWA aurait pu être mienne avec un peu de réussite, notamment à Montlhéry où je dominais largement sous la pluie, lorsque mon allumage rendit l'âme. Je dois l'avouer c'était une faute de préparation de ma part, ayant foiré le filetage d'un condensateur. Eh oui ! l'allumage électronique n'existait pas encore. Sans compter qu'avec un peu plus de sérieux, la veille de la course de Nogaro (mes amis(es) palois(es) s'en souviennent encore) j'aurais certainement marqué un peu plus de points, mais j'avais 20 ans …

Pour l'anecdote Lors de la première course à Rouen (1er avril … véridique ! ) je me souviendrais toujours des cinq furieux dont " Gégène ", autre régional de l'étape qui me fit un intérieur invraisemblable mais hélas définitif pour les cinq motos. Crash incroyable dans la remontée des Essarts, virage aveugle, les trois cylindres KAWA gisaient de partout, un pilote blessé, tous réfugiés derrière les glissières ; course qui aurait dû être stoppée au drapeau rouge. C'est là que je vis un des acteurs de ce " drame " sortir tranquillement de sa combinaison râpée un paquet de clopes et griller sa Gitane en suivant la fin de la course. Ce pilote s'appelait Hervé GUILLEUX.

PALMARES

Place

Année

Moto

Catégorie

Résultats en GP

22

1977

MOB

125 cc

S 9 - GB 7

17

1978

MOB

125 cc

E 8 - F 6 - YU 10

20

1979

MOB

125 cc

S 3 - F 5

24

1980

MOB

125 cc

I 7

21

1981

MOB

125 cc

D 5 - SF 10

 

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