|
Christian Léon est surtout connu pour ses
victoires en endurance avec son compère Jean Claude Chemarin. Mais
c'était aussi un grand pilote de vitesse qui aurait pu aussi bien réussir dans
les grands prix.
Né
dans une famille modeste de 4 enfants, Christian est très vite
"poussé" vers la mécanique. Il entre comme apprenti dans un
garage voisin où il apprend son métier de mécanicien. Il est tout de
suite attiré par la moto et achète une 125 Magnat-Debon, puis une 125
Jawa, qu'il échange rapidement contre une 350 de la même marque. C'est
avec cette machine qu'il débutera en compétition en participant à la
course de côte de Méru, mais un accident stupide ruine la Jawa et ses
espoirs.
En 1967 il s'achète une 305 Honda et termine 9e des Coupes Eugène
Mauves et 2e en 350 sport. Mais suite à une chute "privé" il
rachète une 450 Honda, avec laquelle il gagne sa première course de
côte. Quelques semaines plus tard, il détruit la Honda à Montlhéry.
1969, pour le Bol d'Or qui renaît à
Montlhéry, l'importateur Ossa, Marcel Seurat lui propose un guidon.
Associé à Ribbes il connaît pas mal d'ennuis et abandonne. Mais Seurat
lui offre pour 1970 une place de pilote semi officiel. Cette année là
il prendra le départ de 17 courses, gagne 5 courses de côte et 5
courses sur circuit.
L'année 1971 commence pour Christian par
les 10 heures de Montlhéry, où avec Jean François Dottori il court
sur une 750 Honda préparée par Gilbert Guignabodet, mais la moto casse
au bout de 2 heures. Il gagne les courses suivantes, les 1000 km du Mans
et les 6 heures de Rouen toujours sur la Honda Guignabodet, mais
associé à Fougeray.
Christian décide alors de quitter la
région parisienne pour travailler dans le magasin des Guignabodet, qui
lui proposent une vraie moto de course, la Kawasaki H1R, avec laquelle il
gagne sur le circuit Paul Ricard en battant le record du tour détenu
par Christian Ravel.
Pour 1972, ses patrons lui offre une
Kawasaki H1RA. Pour le grand prix de France, après avoir raté son
départ, il termine 11e (à l'époque seuls les 10 premiers marquaient
des points). Ensuite les ennuis mécaniques se succèdent poussant
Guignabodet à transformer la H1RA en H1R, lui permettant de remporter 5
victoires, mais pour un seul point il perd le titre de champion de
France au profit de Christian Bourgeois. Cette année là il fera
également des courses d'endurance associé à André Kaci.
En 1973 avec le concours de ELF, il part
à Daytona, course qu'il abandonne à mi course. A Rouen il termine 3e
derrière les Triumph officielles. Pourtant cette année encore il
termine à quelques points de Christian Bourgeois pour le titre de
Champion de France. Sa plus belle course de l'année en vitesse est
celle du Grand Prix de France 500 où il termine 4e derrière Saarinen,
Read et Kanaya.
En endurance il court sur une Kawasaki Guignabodet et gagne les 1000 km
du Mans associé à Jean François Baldé.
En 1974
il est intégré dans le team
Kawasaki que monte Xavier Maugendre. Mais les résultats ne seront pas
à la hauteur de ses espérances. En 750 il chute à Daytona et à Imola
et en 500 il ne marque des points qu'en Italie, en Belgique et en
Finlande. Ses courses en endurance ne sont pas meilleures et fin 1974
quand Maugendre décide d'arrêter la compétition, il se retrouve sans
machine compétitive.
1975, le verra courir sur une König et
malgré une victoire au Trophée du Million, la König n'est pas fiable
et serre sans arrêt. Christian termine la saison sur une 350 Yamaha
avec laquelle il termine 6e à Spa en catégorie 500. Cette saison lui
font comprendre que sans moyens importants il ne peut pas espérer
briller en vitesse. Il offre alors ses services à Honda pour courir en
Endurance. En effet selon les rumeurs cette marque préparerait l'arme
absolue pour le championnat d'Europe d'Endurance.
C'est
pourtant sur un drame que commence la carrière de Christian chez Honda.
En effet Christian doit disputer le Bol d'Or sur une toute nouvelle
machine, mais son coéquipier et ingénieur Sumiya se tue pendant les
essais. Mais le destin en endurance de Christian est en marche jusqu'à
cette fin tragique sur une piste d'essai de Suzuki en novembre 1980.
Marque avec laquelle il avait décidé de travailler pour la nouvelle
année 1981 ...
|
PALMARES
CHAMPIONNAT DU MONDE DE VITESSE
|
Rang
|
Année |
Moto
|
Catégorie
|
Résultats
|
|
25
|
1973
|
KAW
|
500 cc
|
F 4
|
|
20
|
1974
|
KAW
|
500 cc
|
I 9 - B 8 - SF 7
|
|
18
|
1975
|
YAM
|
500 cc
|
D 7 - B 6
|
ENDURANCE
Vainqueur du Bol d'Or en : 1977, 1978, 1979 (avec
Chemarin sur Honda)
Vainqueur des 24H du Mans en : 1978, 1979 (avec Chemarin sur Honda)
COUPE D'EUROPE
D'ENDURANCE
1er en 1976 et 1977
COUPE FIM
D'ENDURANCE
1er en 78 et 1979
PALMARES CHEZ : http://www.eggersdorfernet.de
|
|