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Source
et photos tirés de l'excellent site d'Yves Kerlo où
vous pourrez retrouver d'autres photos
et les réalisations actuelles de KERLO CLASSIC

CHARTRES
ANNÉES 60
Yves
Kerlo a passé toute son enfance au contact de son
grand père, dans la station service qu’il avait
construite. Cet infatigable bricoleur lui a transmis
sa passion. Dès l’âge de 15 ans, Yves mène de
front le collège technique, l’atelier mécanique de
la Maison des Jeunes et les courses sauvages de Solex
dans la rue. C’est tout naturellement qu’il se
retrouve spectateur à Montlhéry, puis au Grand Prix
de France en 1969 sur le circuit du Mans.
70-79
BRICOLEUR PROFESSIONNEL ET PILOTE OCCASIONNEL
Yves
Kerlo entre à 17 ans dans la vie active, et son
Malanca est prêt à affronter la côte Lapize ! En 72
avec une 125 compé client Aermacchi, direction le
Championnat National, avec une victoire à PAU. Mais
surtout en 72 il va assister à la fabrication d’un
cadre de SPQ chez Pierre PIRON, et en apprendre les
secrets de fabrication. De retour à Chartres, il se
construit un marbre. La première 125 Aermacchi KYF
(pour Kerlo Yves Fabrication) voit le jour en 1973.
Suivront une Maïco et
plusieurs side-cars, à la demande de pilotes dont il
est parfois le passager. Lors des courses de côtes
alentours il croise Guy Coulon qui fait, lui aussi,
son apprentissage de la course sur le tas. Toutes ces
activités cohabitent avec un emploi, jusqu’à ce qu’en
75, certains clients exigent une facture. Direction la
Chambre des Métiers, en compagnie de Patrick VALLET
avec qui Yves s’associe et partage les locaux de «
La Motocyclette ». Les évènements s’enchaînent
à un rythme soutenu, avec beaucoup de pots de
détente, quelques châssis, des réservoirs, des
carénages pour des pilotes de renom comme Estrosi,
Rigal, Rougerie, Pons, Sarron, Choukroun, Fau,
Noblesse, Eckerold, Baldé, Chemarin, ou encore l’ingénieur
Jean Bidalot… En 78 et 79, Yves construit deux
châssis pour la 250 d’Eric Saul ! Le bouche à
oreille fonctionne particulièrement bien, et Jacques
Bussillet en parle pour la première fois dans Moto
Journal.
80-89
« CHEVAL", MARSEILLE, CHARTRES...
A
l’été 1980, Eric Saul l’entraîne avec lui chez
Alain CHEVALLIER après la disparition d’Olivier. Un
palier va être franchi. Alain c’est un mélange
d’exigences de qualité, de résultats et de
recherches permanentes. Rien ne l’arrête, châssis,
moteur, suspensions, acquisition de données avant
tout le monde… en suivant les Grand Prix 250, 350,
500, et le Paris-Dakar. On y travaille (beaucoup) et,
pour le même prix, on est en formation permanente,
merci Professeur Alain.
Un crochet géographique de 4 ans par Marseille et
Pernes Les Fontaines amène Yves Kerlo à collaborer
avec les « sudistes », Baldé, Guignabodet, Grabia,
et surtout Mattioli. Une 250 KYF avec carte de
constructeur FIM va participer à tout le Championnat
du Monde 250 avec GALBIT. Tout s’enchaîne
rapidement, avec de nouvelles demandes émanant des
constructeurs Claude Fior et Boxer Bikes, suivis par
le designer Sacha Lakic. Vont suivre les BMW Ecureuils
du Dakar, les Yamaha de l’équipe officielle
d’Endurance avec Sarron, Ruggia, Samin, Hubin, une
collaboratien riche en enseignements... Et au passage
des armures de théatre pour Philippe Berthelin ! En
1987 l’équipe s’aggrandit avec l’embauche de
deux salariés. Fin 89, en collaboration avec Rachel
Nicotte et Cyrille Bihr, la participation au Bol
d’Or va être le déclancheur d’une petite révolution.
Pour garder la main, Yves avait repris une licence en
87 et 88 pour disputer des courses de cyclos et de
solex.
90-99
de KYF à REFLEX
Début
90 afin de pouvoir répondre à la demande de nouveaux
clients, en collaboration avec Jean Sylvain DUPRE, il
envisage d’investir dans une semi remorque mais
l’artisan KYF manque quelque peu de crédibilité
auprès des banques, et grâce au compétences de
Monique KERLO la SARL REFLEX voit le jour en même
temps que le Team d’Endurance BIHR-REFLEX. En 91
l’arrivée dans son équipe de Monneret et de son
partenaire FINACOR permettent d’accéder à la
victoire aux 24 heures du Mans avec Bonhuil et Nicotte.
En même temps Yves découvre en 89 dans les courses
de cyclos un certain Sébastien Charpentier et décide
de l’aider à gravir les échelons en 125 puis en
Supersport jusqu’en 98. Avec Sébastien de 91 à 98
il y a eu des pôles et des victoires en 125, en 500
Cup, en Championnat de France 600, d’Europe puis du
Monde ! Des prestations de tous types vont se suivre,
aussi bien en endurance qu’en fabrication de
prototypes. MICHELIN, YAMAHA, HONDA, SUZUKI, PIAGGIO
viennent solliciter son équipe.
Tout au long de ces années intenses, la part des
copains n’a jamais été oubliée, Yves a toujours
préservé de la disponibilité pour aider l’un ou
l’autre.
En 98 lors du Centenaire d’Assen, les motos des années
70 vont ressurgir, et Yves pour l’occasion va créer
KYR pour « Kerlo Yves Restaurations »
2000…
DE REFLEX A www.kerloclassic.com
Courant
2000 Yves est contacté par Alain Chevallier pour épauler
l’usine Voxan avec son équipe et ses structures
pour les trop brèves participations en Endurance et
Protwin.
En 2001 une collaboration avec Jean Bertrand Bruneau
alias JBB va démarrer autour du projet RenNa, une
Ducati 996 SPS avec une suspension avant à triangles.
Il faudra plus de 2 ans pour la réaliser.
Le hasard des rencontres va lui faire réaliser une
moto sur mesure pour Philippe Starck, sans
pratiquement jamais le rencontrer, juste une fois une
demi heure, définition uniquement par fax, tel, mail,
sans jamais avoir le moindre dessin…et souvent par
secrétaire interposé. Pas simple mais le personnage
sait ce qu’il veut et le résultat est très sympa !
Un des derniers sujets en date lié à la moto est le
simulateur de pilotage moto PlayBike. Pour ses 50 ans
fin 2002, maman Kerlo offre à Yves une Play Station
avec les jeux Moto GP. La manette analogique va vite
être remplacée par des protos grandeur nature essayés
par de vrais pilotes comme Saul, Monneret,
Charpentier, avant d’être adoptés par tous!
Fin 2006, devant le nombre de demandes de
restaurations de machines anciennes, Yves prend la décision
de créer un département « KerloClassic » au sein
de Reflex, dont le site que vous êtes en train de
consulter permet de tout connaître de ses buts et de
son animateur, l’éternel adolescent dont
l’atelier chartrain tourne toujours à plein régime.

Yves
au Vigeant en 2007

De
gauche à droite : Alain Noirhome, Jean Paul Boinet,
Jacky Germain et Yves

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