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LA SUPERBE GALERIE PHOTO DE FRANÇOIS BEAU
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Je
viens d'apprendre le décès de Jacques Roca, ce lundi 30
juillet 2007, suite à une longue maladie. Il a été
inhumé mercredi 1er août à BENISSANET en Espagne.
Par
cette article et les photos de François Beau, je rends
hommage à cette grande personnalité de la moto qu'était
Jacques Roca.
J'adresse
à sa famille, ses proches et ses amis mes plus sincères
condoléances.
Francis |
Jacques
Roca, un nom qui résonne dans la mémoire des motards. Pour
beaucoup, Roca est synonyme de "tuning", d'habillage moto
et son nom est souvent lié à celui de Suzuki et plus
particulièrement à celui de la 750 GT. Les connaisseurs
savent également que Jacques était un sacré compétiteur
spécialiste des petites cylindrées. Il était l'un des chefs de
file de la vitesse française dans les années 60 et au début des
années 70... Vous vous souvenez certainement d'un casque orné d'un
scorpion ... c'était Jacques Roca. Mais Jacques c'était également
un super préparateur, "grand sorcier" des moteurs deux
temps.
Mais
savez vous que Jacques a commencé sur deux roues, dans les années
50, en étant un grand espoir ... du cyclisme français. En effet après
de très belles courses il est sélectionné pour le prestigieux
Tour de France 57... mais la guerre d'Algérie en décida autrement.
Sa jeep saute sur une mine, grièvement blessé, il évite
l'amputation de justesse, mais sa carrière cycliste est terminée.
Il
débute la compétition moto en 1959
avec une 175 Puch double piston préparée par et avec son père
(merci à Jacques Bussillet pour la précision). Il s'engage au Bol d'or 59 sur une 175
Morini il est alors associé à Esme. Ils gagnent leur catégorie et
ce sera la première de ses 200 victoires. Jacques est remarqué par
l'usine Derbi et en 1961 il devient pilote officiel.
Il
va alors accumuler les victoires et les titres de champion de France
en catégorie 50 cc (1962, 1963, 1964, 1975).
En
1966, Jacques change de catégorie, il se bat désormais en 175 cc
sur Bultaco et en 350 cc sur sa Ducati .. il est sacré Champion de
France dans ces deux catégories.
Mais
il n'y a pas qu'en Championnat de France qu'il fait des étincelles.
Il se bat également devant dans les courses internationales. En
1967, avec son monocylindre Bultaco, il termine 7e du Grand Prix de
France 250 et premier privé (seuls les 6 premiers marquent des
points).
En
1969 il marque ses premiers points en Championnat du Monde,
catégorie 50 cc, en terminant 7e du grand Prix de France sur Derbi
et il termine 4e en catégorie 125, toujours sur Derbi.
Jacques
est un bon pilote, mais il aime également la mécanique et en 1968
il monte la première structure course pour Yamaha Sonauto. Mais
c'est avec la marque Suzuki que Jacques va entamer une longue
collaboration. C'est à la fin de l'année 68, en allant chercher
des pièces, qu'il va rencontrer Pierre Bonnet l'importateur Suzuki
- Kreidler. En effet après avoir, par hasard, réglé la Suzuki
T500 d'un client qui passait par là ... Pierre Bonnet avoue à
Jacques que jusqu'ici personne n'était parvenu à la mettre au
point ... et impressionné par le talent de Jacques, Pierre Bonnet
l'engage comme Directeur Technique, il est chargé également de
trouver des concessionnaires.
Mais
le nom de Roca est associé à la 750 Suzuki GT qui apparaît en
1972. Ce trois cylindres, deux temps, refroidi par eau, fait fureur
pendant un an et ensuite les ventes stagnent. Alors Suzuki demande
à Jacques de trouver une astuce pour écouler le stock important
que l'importateur avait sur les bras. Jacques va alors créer pour
cette machine une coque spéciale, le résultat est très beau.. La
moto plait énormément et le stock de 800 machines est écoulé en
quelques semaines. L'année suivante, Jacques va améliorer sa
réalisation avec des jantes à bâtons, des coloris
"spéciaux" et un carénage intégral. Il réalisera même
pour le salon 1973 un exemplaire unique, une 750 Roca entièrement
plaquée or !
Jacques décide également d'amener la 750 Suzuki sur la
piste, dés
1972 il participe, notamment aux 1000 km du Mans et en 1973 il
prépare une machine pour le Bol d'Or ... mais sa machine n'est pas
retenue pour un retard à la pesée ! En 1975, il s'engage au Tour
de France au guidon de l'une de ses machines... il est bien placé
au classement général, quand une camionnette lui coupe la route...
direction l'hôpital.
Il
quittera Suzuki suite à des divergences de vue avec un nouveau
dirigeant... mais pour son départ les concessionnaires de la marque
lui firent un cadeau qui le toucha profondément, une superbe 750 GT
Roca toute neuve qu'ils avaient retrouvée pratiquement intacte.
Jacques
monte à son tour un magasin multimarques, mais il ne peut
s'empêcher de réaliser des transformations sur les machines qu'il
vend. Il obtient d'ailleurs la Hit Bike Cup qui récompense la
préparation la plus belle.
Jacques
nous ne t'oublierons pas ...
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TEMOIGNAGES
Michel
CHEVESSIER
Bonjour,
En
lisant les mails du RTgroup yahoo je viens d apprendre par
le biais de votre site le décès de jacques .Comment
témoigner ?
Jacques
a été pour
moi au début de l'aventure des 750 3c ylindres dans les
sides . J ai été le premier pilote a intégrer ce moteur
dans un châssis qu'YVES KERLO avait dessiné.
Que
de galères avec les joints spi de vilebrequin qui
lâchaient très souvent . Jacques avec son fidèle mécano
( J'ai oublié son nom ) cherchait en permanence le petit
truc pour trouver la parade….le jour ou j ai gagné à Monthlery
, il m'avait dit, "tu vois il faut toujours
persévérer dans la vie." Grâce a ses contacts
j'avais réussi à me procurer un 750 cm3 ex TEUVO
LANSIVUORI auprès de la SAIAD importateur SUZUKI in Italie
.Je garde en mémoire les RDV dans le petit café à
Boulogne à proximité de chez BONNET .... Dans l'attente Michel
Chevessier.
Christophe
Guyot (GMT 94)
Cher
Francis,
Nous
avons tous une histoire avec Jacques Roca. En 1983, j'étais
bien loin de la course. Je ne la connaissais pas. Tout au
plus, avais je entendu parler des exploits d'un certain
Christian Sarron pas encore champion du monde. Mais je
connaissais les "Roca". J'en ai d'abord rêvé. Je
m'en suis acheté une. Elle était magnifique, jaune, unique,
parfaite. Elle a malheureusement piteusement fini sur le
périphérique entre les portes de Gentilly et d'Italie...
En 1988, je rencontre Brigitte, ma femme d'aujourd'hui. Elle
me pousse à Carole, aidée d'un ami Jean Pierre, motociste à
Ivry sur Seine. Et c'est l'achat de la RG 500. Avec Tony
Livaudais, un ami de longue date, celui des virées folles à
moto, nous nous retrouvons chez Jacques Roca, le spécialiste
de la Gamma. Un moment inoubliable. Je me rappelle sa passion,
sa disponibilité, sa gentillesse. Une émotion comparable à
celle que j'ai ressentie le jour ou j'ai pénétré dans
l'antre de Jacky Germain, un autre grand de la moto
française. Très vite la 350 RDLC a remplacé ma 500 qui
n'avait plus sa place en promosports. Mais j'ai eu la chance
de retrouver Jacques Roca à plusieurs reprises sur les
circuits de vitesse. J'ai eu le privilège d'échanger des
mots avec lui. Je m'associe à tous ceux qui garderont un
souvenir ému de cet homme extraordinaire.
Amitiés
Christophe.
L'hommage
de Jacky Hutteau
Et merde !!! Après Jack Findlay, voilà le tour de Jacques
Roca. Cette saleté de "crabe" qui ne te lâche
pas une fois qu'il s'est accroché, et il aura pourtant
essayé de s'en sortir notre copain Jacques. Quelle vilaine
et si triste nouvelle. Je vois son fiston à chaque GP, et
il me tenait informé de son évolution, mais on finit par
croire, par espérer, que peut être çà va passer, lui
permettre de rester encore avec nous quelque temps... le
revoir toujours souriant, malgré toutes ses difficultés.
Je
l'ai évidemment connu et vu courir, sur tous les types de
motos, du 50 Derbi à la grosse Suzuki, sans oublier la
Yamaha officielle RD 56 qu'il avait pu obtenir en prêt de
l'usine pour une ou deux courses. Je l'ai connu au travers
de ses magasins, et plus particulièrement quand je me suis
occupé du Salon de la Compétition de Paris, sous la
direction de JF Rageys, et que nous avions ouvert les stands
au Tuning. Il m'avait poussé à organiser le concours de la
plus belle moto du salon, et il avait grâce notamment à
l'Ultra Light pu le gagner. Je crois bien qu'il l'avait
remporté à deux reprises sur les 5 ou 6 éditions, mais il
était toujours si enthousiaste, toujours prêt à se lancer
dans une nouvelle aventure, jamais avare d'informations pour
ses copains clients.
Jacques
je l'ai rencontré la première fois en rentrant du GP de
Charade 1967, et en panne avec ma 250 Morini, après avoir
passé la nuit dans la gare de Nevers, je m'étais rendu
dans sa petite boutique, ouverte le lundi, malgré son
retour du GP, et je l'ai vu en pleine conversation avec
d'autres pilotes français (Ruyssen notamment je crois),avec
une verve, avec une passion, qui m'ont donné envie moi
aussi d'essayer.
Merci
Francis de nous avoir prévenu. Jacques ne peut pas partir
sans que tout le monde le sache, il aimait trop les autres. Jacky Jean
François Quinet se souvient
C'est
avec tristesse que je viens par votre intermédiaire d'apprendre
le décès de Jacques Roca. Il était un grand pilote, d'une
grande modestie. Le souvenir le plus marquant que j'ai de
lui doit se situer en 64 ou 65 à Montlhéry. Je pilotais
une Moto Rumi et me trouvais en avant dernière ligne.
Quelques minutes avant le départ Jacques Roca juste
derrière moi "rafistolait" le pot de sa machine
(je crois une Bultaco) avec du fil de fer. Pour moi ce
moment est resté grand car il prouvait qu'à cette époque
on pouvait être grand tout en étant désargenté et très
modeste, ce qu'il a à ma connaissance toujours été. Tous
les amateurs de moto se souviendront de cet homme simple et
attachant.
Jean-François Quinet |
VOIR
LA SUPERBE GALERIE PHOTO DE FRANÇOIS BEAU
Avertissement : Les
photos sont de François Beau, merci de respecter le travail du photographe en ne "pillant" pas
ces clichés que François a eu la gentillesse de me confier.
Ces photos ne sont pas libre de tous droits. Leur utilisation est donc protégée
par un copyright
et toute utilisation abusive pourrait entraîner des poursuites.
Pour une utilisation commerciale (revue, livre), contactez François
Beau
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En
seize années de compétition moto , de 1959 à 1975 ,
Jacques Roca a plus qu'honorablement rempli sa carrière ,
engrangeant 200 victoires , sept titres de champion de France
, quatre titres de vice-champion et un titre Européen de la
montagne.
1962
, 1963 , 1964 , 1965 : champion de France 50 cm3 sur Derbi
1966 : champion de France 175 cm3 sur Bultaco et 350
cm3 sur Ducati .
1971 : champion de France 50 cm3 sur Kreidler .
| Place
Finale |
Année |
Moto
|
Catégorie |
Résultats |
|
9
|
1965 |
DERBI |
50
cc |
US
5 - F 5 |
|
27
|
1969 |
DERBI |
50
cc |
F
7 |
|
22
|
1969 |
DERBI |
125
cc |
F
4 |
|

Le
Joe Bar Team rends hommage au talent de jacques Roca, en
effet Walter Coulède, l'un des personnages de la bande
dessinée, pilote une 750 Suzuki GT Roca.
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