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L'enfance.
Thierry Tchernine est issu d'un milieu modeste. Son père est
employé de bureau au Ministère des finances et sa mère ne travaille
pas pour s'occuper du bébé Tchernine. Son père travaillant beaucoup
pour joindre les deux bouts, Thierry ne voit pas beaucoup ce père qui
est par ailleurs " trop gentil " de l'aveu même de Thierry.
Alors il est plus dehors avec les copains, qu'à la maison à faire ses
devoirs. Finalement ses parents décide de le mettre en pension (St
Nicolas à Issy les Moulineaux). Thierry se retrouve donc à 8 ans dans
un endroit "hostile" où il ne se sent pas heureux. Mais
devant l'esprit "frondeur" du jeune Tchernine les curés
abdiquent et prient les parents de Thierry de venir
"récupérer" leur rejeton.Tout heureux il retrouve, les
copains et la rue, même s'il doit fréquenter un autre établissement
religieux le collège Saint Michel, qu'il fréquentera en tant que 1/2
pensionnaire. Il entrera ensuite dans un collège technique : Maximilien
Perret à Vincennes, dans lequel ses parents veulent qu'il apprenne le
métier de plombier. C'est là qu'il fréquente des bandes appelées à
l'époque "blousons noirs" et avec lesquelles il commet
quelques petits larcins qui lui vaudront quelques jours "à
l'ombre". Mais il retiendra la leçon et finalement il obtiendra
les deux CAP pour lesquels il s'était inscrit ; plomberie et
couverture.
La vie active : Il travaille comme métreur et à 16 ans a sa
première moto, une 125 Motobécane Sport rouge et noire.
A 17 ans il aura sa 500 BSA et lorsqu'il sort de l'atelier il rejoint
ses copains de Maison Alfort et de Charenton et sort le plus souvent
avec son ami de toujours Desheules. A 18 ans il passe son permis voiture
et à 19 ans après avoir passé un nouvel examen et obtenu un poste de
commis de chantier il achète une superbe Frégate. Ensuite c'est le
service militaire, dans la "coloniale" au Congo. Après ces 16
mois de dépaysement Thierry revient dans la vie civile avec les mêmes
habitudes, le même métier et les mêmes copains.
Début de sa carrière : C'est dans son café habituel que
Thierry rencontre celui qui allait lui faire découvrir le monde de la
compétition : Guy Bertrand. Après avoir vu sa première course à Montlhéry,
Thierry est emballé par les petites cylindrées et décide d'acheter
une 125 Morini.
En France les têtes d'affiche de l'époque sont Vigreux, Barbaroux,
Lhérault et Roca et les machines de course sont le plus souvent des
motos de tourisme améliorées. En 1966, Thierry s'engage pour sa 1ere
course, à Montlhéry sur sa 125 Morini, il terminera 2e.
1969 Thierry passe Inter : Il coure cette année là sur 125
Maïco et s'engage avec brio dans les courses de côte. Les ténors de
la catégorie sont Auréal et Lecureux qu'il bat à la régulière de
nombreuses fois.
En fin d'année grâce aux responsables de la King's Motorcycle qui
importe des Norton Gus Khun, il peut participer au Bol d'Or associé à
Fougeray. Malgré de nombreux ennuis la N°72 termine 17e.
1970 Thierry passe chez Yamaha : En effet Yamaha Sonauto propose
aux pilotes privés des machines construite pour gagner, c'est ainsi que
Thierry s'achète une superbe 250 TD2, avec laquelle Christian Bourgeois
commence à faire parler de lui. Mais les résultats ne sont pas à la
hauteur. Par contre Robert Leconte l'importateur de la marque Vélocette
propose à Thierry de devenir pilote officiel pour la France. Il fera
avec cette machine vieillissante une saison honorable. Il participe
également au Bol d'Or, toujours sur une Gus Khun avec Fougeray mais
abandonneront suite à différents ennuis mécaniques.
1971 Vice Champion de France 125 et 250 : C'est avec sa 125
Maïco et une 250 Yamaha que Thierry est sacré vice champion de France
dabs les 2 catégories derrière Auréal en 125 et Bourgeois en 250.
1972 Champion de France 125 sur Yamaha. La même année il
participe au Bol d'Or sur une Japauto. Associé à Christian Bourgeois
ils abandonnent rapidement. En GP 125 il termine 5e en France.
1973 Vainqueur du Bol d'Or sur Japauto associé à Gérard
Debrock qui avait déjà remporté l'épreuve en 1972.
En vitesse, Thierry est intégré à l'écurie "La Moto", avec
2 autres pilotes, André Kaci et Jean Paul Boinet et avec la
"complicité" mécanique de l'ancien champion de France de
kart et préparateur de Barbaroux, Jack Germain. A Rouen, Thierry
réalise le meilleur temps aux essais devant le gratin français,
Rougerie, Bourgeois, Kaci, Pons... et des étrangers comme Dodds,
Mortimer et Grant. Mais au bout de 4 tours alors qu'il bataillait en
tête il s'arrête au stand pour un ressort de pot de détente cassé.
Il reprend la piste mais la course est finie pour lui. Il fera un beau
Grand Prix de France 125 puisqu'il termine sur le podium à la 3e place.
A noter également sa 3e place aux 1000 Km du Mans, sa 4e place au
Trophée du Million et sa 4e place finale au Championnat de France F1 en
350 cc.
1974, l'année de la popularité. Avec sa personnalité de
"titi parisien", Thierry est très populaire dans le grand
public et avec la gente féminine. Avec son mécanicien préféré, Jack
Germain, il participe à presque tous les grands prix 125 cc. Et avec
une machine dépassée il termine 6e.
Le Bol d'Or de cette année 74 sera pour Thierry son plus mauvais
souvenir. Associé à Boinet, mais toujours sur Japauto, furieux, il
décide d'abandonner au bout de 4 heures de course, après avoir perdu
beaucoup
de temps suite à différentes erreurs de son stand.
Cette année là il sera quand même titré champion de France 250 cc.
1975, le mariage. A 31 ans, l'éternel célibataire se marie avec
une jolie blonde de 21 ans, Christine.
Thierry par respect pour sa famille met fin à sa carrière. Il
terminera 24e au mondial 125cc et 20e en 500cc.
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1973, Thierry pilote sous les
couleurs de la revue "Le Nouveau La Moto" et des huiles
"Castrol".
Il obtiendra cette année là le 3e place au GP de
France 125cc
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1973 : Vainqueur du Bol d'Or
associé
à Gérard Debrock

Rouen 1974.
Thierry remporte l'épreuve des
250 cc sur une machine préparée par
Jacky Germain. Ici à l'arrivée au coude à coude avec Christian Huguet,
mais à 1 tour...
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Mariage avec Christine le 7 avril 1975

Encore sur Japauto
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