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Stéphane peux tu te présenter ?
Je
suis né le 14
mai 1959 à Paris. Je suis célibataire, je n'ai pas d'enfant.
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Parles nous de tes débuts en compétition moto.
J'ai
commencé à courir en 1980 en participant à la Coupe Kawasaki (Casque samouraï)
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Dans ton fabuleux palmarès quelle est ta première grande victoire ?
C'était
en 1983 en Championnat d'Europe 250, j'ai gagné à Imatra (Suède) sur
une Yamaha TZ
250
Il y a aussi ma victoire en 1988 en Championnat du monde Superbike,
j'ai gagné la course d'Estoril (Portugual) sur une Bimota 750 YB6
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Quelles sont les plus belles courses que tu as disputées.
Il
y en a beaucoup (plus de 87 victoires et 155 podiums), j'en
citerai quelques unes;
1981
Gedinne (B), en championnat de Belgique promos, au guidon
d'une RDLC 350. Après avoir rencontrer des problèmes
moteur aux essais, le soir mon mécanicien, concessionnaire
Yamaha, rentre à Bruxelles récupérer le moteur sur une
moto accidentée pour le remonter dans ma moto durant la nuit.
Le lendemain en partant bon dernier sur la grille je gagne
ma première course sur circuit (unique course finie cette
année là).
1982
Mettet (B) en Championnat d'Europe 250. Après mes
non-qualifications lors des deux premières course de la
saison (Mugello, Le Castellet) je termine 3ème alors que
j'ai chuté dans le dernier virage. C'était la 4ème course
de ma carrière que je finissais.
1983,
En revenant d'Imatra, alors que j'avais remporté la course
du championnat d'Europe 250, je m'arrête à Anderstorp
(Suède) où avait lieu le Grand Prix. Je me fais engager
après moults palabres pour la 2ème journée des essais et
je me qualifie de justesse. En partant de la dernière ligne,
sous la pluie, je me retrouve après quelques tours en
bagarre pour la 3ème place avec le pilote d'usine Yamaha
Carlos Lavado. Je le passais dans la partie technique, il me
repassait dans la ligne droite. A quelques tours de la fin,
en me relâchant avant de préparer mon attaque finale, je
me suis écarté de la trajectoire et j'ai chuté. C'était
un podium raté pour mon 2ème GP, mais je me suis fais
connaître dans le monde des GP.
1988,
A Estoril
en championnat du monde Superbike, après avoir
été obligé par le Team Bimota de laisser gagner mon
équipier Italien Davide Tardozi alors que j'étais en tête
avec 12 secondes d'avance, je me suis défoncé encore plus
en deuxième manche pour dominer la course avec une telle
avance que les responsables de Bimota n'on plus osé me
donner le même ordre. Cela se reproduira encore par la
suite en Nouvelle-Zélande, ce qui finalement me fera louper
le titre de champion du monde qui était à ma portée et
Bimota aussi...
1990
24h du Mans et Bol d'Or, mes 2 premières victoires en
endurance associé à Viera Mattioli sur la Honda d'usine.
Un rêve s'est concrétisé !
1995,
24h de Spa-Francorchamps, avec l'excellent team privé
Guignabodet. Encore un rêve concrétisé avec ma 3ème
victoire sur ce circuit mythique (1989,1990,1995). Mais
celle-ci m'a apporté en plus la satisfaction d'avoir
réalisé une course splendide sous la pluie avec mes
équipiers Mattioli et Siméon en battant à la régulière
les teams officiels présents, ce qui nous valu par la suite
de décrocher le titre mondial.
2004
Je citerai aussi cette magnifique 2ème place acquise aux 6h
de Zhuhai avec le Team Zongshen et mes équipiers Pierro
Lerat et mon ami Bruno Bonhuil.

Zhuhai
2004 voir sur le site de Bruno
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Tes plus mauvais souvenirs ?
Avoir
raté le titre mondial Superbike en 1989 lors de la
dernière épreuve à Mansfield en Nouvelle Zélande. Alors
que j'étais en tête du championnat avant cette course, la
rupture du disque avant sur ma Honda RC30 entraîna ma chute
en première manche. Malgré ma victoire autoritaire en
deuxième manche, Fred Merkel me souffla le titre. Ce fût
très difficile à digérer.. D'autant plus que par la suite
l'occasion de décrocher un titre SBK ne se présentera
plus, la Honda RC3O se faisant, dès 1990, supplanter par la
performante Ducati de Roche.
De
1991 à 1994 étant passé dans le clan Ducati, j'ai
malheureusement connu la frustration d'être manié comme un
pion qui ne devait pas être champion du monde. Je n'étais
techniquement pas avantagé et ce pour raison politique et
commerciale au profit d'autres pilotes tel l'Américain
Doug Polen pour ce que le marché US représente en volume
de vente et plus tard Carl Fogarty pour le marché Anglais.
J'étais malheureusement Belge et j'ai du me résoudre
pendant quatre années passées chez Ducati a jouer les
seconds rôles malgré ma victoire acquise dès ma première
participation au guidon de la Ducati à Donington en 1991.
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Quelques anecdotes de courses ou autres ?
Il
fût un temps pas si lointain où l'on avaient la chance en
Belgique d'avoir de grandes courses internationale en plus
du Grand Prix. C'était sur le circuit de Chimay dans les
années 70, je devais avoir 16 ans, quand je me suis trouvé
face à Michel Rougerie assis sur le rebord de la fenêtre
grande ouverte de la chambre qu'il occupait au 1er étage
d'un petit hôtel-bar planté au milieu de la prairie qui
faisait office de paddock. Il plaisantait avec toutes les
personnes qui se présentaient. Ce genre de scène fait malheureusement
partie du passé, c'était
vraiment la belle et
"grande époque", celle qui m'a fait rêver et
envie de faire partie du Continental Circus.
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Les pilotes qui t'ont marqués à l'époque d'un point de
vue pilotage et humainement ?
Sans
hésiter Kenny Roberts père. Home de défi, il a apporté
à la moto une approche plus professionnelle de la
préparation du pilote et surtout de nouvelles techniques de
pilotage avec la maîtrise de la glisse grâce au dirt-track
qu'il pratiquait aux USA. J'ai eu la chance d'être invité
dans son ranch Californien à plusieurs reprises entre 1988
et 1994, grâce à lui j'ai réellement découvert ce
qu'était la technique du pilotage en y côtoyant les plus
grands pilotes Américains de l'époque tels Eddie Lawson,
Waine Rainey, Randy Mamola, John Kosinski, Bubba Shobert
etc.. De plus il n'était pas comme d'autres qui s'entraînent
dans leur coin en cachant leur secret, au contraire il
créait l'émulation entre les compagnons d'entraînement.
Nombres de pilotes sont passés par chez lui, comme Jacques
Cornu, Alex Crivillé, Sete Giberneau, etc.. Il a par la
suite créé une école de dirt-track à Barcelone qui a
permis à de nombreux pilotes européens de réaliser les
bienfaits de l'entraînement à la glisse, je pense
notamment à Ruben Xaus et James Toseland (Champion du monde
Superbike 2007) que j'ai personnellement encadré lors d'un
stage que j'organisais en 1998. Grâce
à Roberts, mon pilotage est devenu beaucoup plus sûr et
beaucoup plus efficace. Malheureusement
l'école de Barcelone a été obligé de fermer suite au
manque de rendement financier.
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Les pilotes français de l'époque ?
Depuis
tous temps, la France fait partie des grandes nations du
sport moto. A
partir de 1982 en championnat d'Europe j'ai côtoyé une
ribambelle de pilotes Français (le nombre d'engagés aux
essais frôlait parfois les 80) dont Jean-Michel Mattioli,
Jean Foray, Patick Chatelet, André Goin, Thierry Rapicault,
Patick Igoa et plein d'autres. C'était une époque
magnifique, baston sur la piste, l'entraide dans le paddock
n'était pas un vain mot si on avait besoin d'un coup de
main. Après les essais c'était le match de foot et le soir
barbecue commun. J'ai
par la suite toujours entretenu de très bonnes relations
avec le milieu moto français, que ce soit dans les Grand
Prix et surtout en Endurance où des teams français m'ont
permis d'écrire parmi mes plus belles pages de mon
histoire sportive.
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Ton aventure avec Zongshen ?
L'aventure
Zongshen (2001-2004) fût une aventure humaine
extraordinaire, l'endurance offre une leçon de vie et de
force commune inégalée que j'ai connue également avec les teams
privés Guignabodet et Phase One (GB). J'ai
de plus la satisfaction personnelle d'avoir grandement
contribué aux trois titres de champion du monde d'Endurance
acquits par ces trois teams privés (Guignabodet 1995 -
Phase One 2000 et Zongshen en 2002)
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Tu était plus qu'un coéquipier pour Bruno, peux tu nous
parler de lui ?
J'ai
connu Bruno à l'époque des Grand-Prix 250. Je me souviens
de cet accident au départ du Grand Prix d'Espagne à Jarama
en 1986 (voir vidéo). C'était encore le temps des départs à la
poussette. J'étais parti en 5ème ligne comme un boulet de
canon, alors qu'en première ligne le Japonais Taira
poussait encore sa moto quand je suis arrivé sur lui.
L'accrochage fût inévitable, et le carambolage qui
s'ensuivit également. Bruno faisait partie des pilotes à
terre. C'est à la suite de cet accident que dès l'année
suivante, les départs à la poussette furent interdits. Par
la suite nous nous sommes côtoyés en Superbike, mais notre
amitié est réellement née lorsque je me suis retrouvé
avec lui chez Zongshen en 2001. C'est
à partir de ce moment que j'ai pu découvrir les énormes
qualités humaines de Bruno. Je me suis rendu compte que
nous partagions la même vision des choses quant à
l'approche professionnelle de notre métier. Méticuleux dans
sa préparation physique, ainsi que dans la communication et
la relation avec ses partenaires et la presse. Choses
indispensables pour poursuivre notre passion à haut niveau
malgré notre âge certain.. Nous avons également dirigé
des stages de pilotages ensemble, Bruno était devenu un
élément incontournable de la Stéphane Mertens Racing School, de par sa personnalité attachante et son sérieux
dans l'instruction, il était des plus apprécié par les
stagiaires. Nous étions en symbiose parfaite, je n'ai
d'ailleurs plus organisé de stages depuis son départ, sa
disparition a été un choc, c'est certain, il me manque
beaucoup.

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Ta reconversion ?
La
reconversion tarde à se dessiner. A 48 ans je suis toujours
aussi passionné par le pilotage. C'est une chance énorme
de pouvoir être pilote professionnel et j'en profite
jusqu'au bout. J'aimerais
également me remettre à l'enseignement, il serait dommage
de ne pas pouvoir faire partager toute mon expérience à de
jeunes pilotes motivés. J'ai
coaché de jeunes Chinois l'année dernière, c'était
incroyable de voir leur évolution rapide. Malheureusement
le projet du team s'est arrêté suite au manque de budget.
En Belgique les moyens de soutien financier sont très
limités. Malgré cela la relève se pointe dont le jeune
Xavier Siméon qui se positionne comme le futur grand pilote
belge. Je n'hésite pas à le conseiller, comme j'ai
également conseiller Vincent Lonbois 16 ans lors de la
course stock 600 à Magny-Cours.
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Stéphane et BMW c'est une longue histoire ?
Elle
a débuté en 2000 lors de la Boxer-Cup française en
levée de rideau des GP, et a continué par la suite jusqu'en
2005 avec deux titres acquis en Boxer-Cup international.
C'était une ambiance particulière, un retour en arrière
avec des team amateurs dirigés par des concessionnaires qui
découvraient le monde de la courses. L'ambiance était
sympa et l'organisation impeccable. J'y ai côtoyé d'anciennes gloires comme Randy Mamola,
Kevin Schwantz, Luca
Cadalora, Aspar Martinez, Jürgen Fuchs. Ont s'est bien
tiré la bourre, je les ai à chaque fois dominés.. dommage
qu'on ne se battaient pas pour un titre en GP500 ! (rires)
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Que fais tu actuellement ?
J'avais
décidé de me retirer fin 2006 après mon double titre de
champion de Belgique Superbike et Endurance. Un appel de BMW
Allemagne m'a fait revenir sur ma décision. Pouvoir
participer à un programme d'usine sans trop de pression
avec une R1200S Boxer me convenait bien. Malheureusement un
accrochage sur la piste d'essais BMW à Miramas (France)
avec un testeur de la marque m'a envoyé deux mois à
l'hôpital et empêché de participer aux courses
d'endurance avec le team. Je suis remonté en selle aux
essais du Bol d'Or pour me rassurer sur mon état, mais je
n'étais pas encore prêt à me lancer sur une épreuve
aussi physique que représente une course de 24h.
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Tes projets ?
BMW
poursuit son programme d'Endurance la saison prochaine, ma
place dans le team est toujours réservée. J'aime les
défis et celui-ci en représente un gros. Je me donne
jusqu'à la fin de l'année pour décider si je serai apte
à le relever.
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Et les courses
voitures ?
J'ai
participé à quelques courses de voiture dont le
championnat de Belgique Belcar GT en 1999 au volant d'une
Porche. Ce fût une belle expérience, avec quelques belles
4ème places. Pour évoluer à haut niveau les budgets
nécessaires sont très élevés, j'ai préféré revenir à
la moto car c'est dans ce milieu que je me sens le mieux, un
milieu de vrais passionnés..
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Ton avis sur l'évolution actuelle des Grands Prix et du
Superbike.
Le
Superbike est une très belle catégorie, spectaculaire avec
de très bons pilotes, elle a su préserver un aspect plus
humain que les GP. Le
niveau technique en plus, elle reste à l'image que j'ai
connu a ses début gros baston et pilotes qui ne se prennent
pas la tête.
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Suis tu le championnat de France Superbike ?
Un
petit peu, je tire un grand coup de chapeau à Christophe
Guyot et son équipe pour leur implication dans la recherche
d'évolution des courses nationales ainsi qu'à la
fédération française qui appui le projet dans
l'intérêt de tous. Il
est important pour un pays d'avoir une base solide, c'est
dans le championnat national que se prépare les futurs
grands pilotes de demain. Ce
qui n'est malheureusement pour l'instant plus le cas en
Belgique..
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Que penses tu du niveau des Français en Grands Prix et en
Superbike ?
La
compétition de haut niveau est plus élitiste
qu'auparavant, les budgets sont beaucoup plus importants et
le nombre d'engagés est drastiquement limité. Il n'y a plus
autant de pilotes français qu'auparavant, excepté en
Endurance qui heureusement, pour beaucoup de pilotes, reste
une spécialité Française.
En
Moto GP, Randy De Puniet et Sylvain Guintoli sont jeunes et
très performants ils sont de magnifiques ambassadeurs du
sport moto français. Ils ont démontré qu'ils méritent
tous deux leur place dans un top team, c'est dommage que
Randy ne reste pas avec Kawasaki, j'espère qu'il pourra
parfaitement s'exprimer avec son nouveau team.
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En dehors de la piste roules tu encore (tout terrain,
route.) ?
Je
ne pratique plus journellement la moto de route depuis
que j'ai commencé la compétition en 1980. Je préfère me
défouler sur un circuit, c'est plus raisonnable. Par
contre, il m'arrive de partir en vacances en été avec ma
compagne au guidon d'une BMW K1200 LT.
Je
pratique également l'enduro, je pars prochainement en faire
dans les Pyrénées espagnol. L'hiver je fais encore du
Super-Motard sur le circuit de Francorchamps, un championnat
amateur y est organisé, l'ambiance est géniale.
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Possèdes tu une ou des motos ? Lesquelles ? Celles que tu
as possédées ?
Avant
je possédais divers types de motos, cross, trial, enduro,
supermotard, maintenant je n'ai plus qu'une Suzuki DR400
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En dehors de la moto quels sont tes autres loisirs ?
J'ai
toujours été très sportif, j'aime faire du vélo, du
footing. J'ai toujours été attiré par les sports
extrêmes comme le saut en parachute, l'escalade où le ski
hors piste. J'ai
également toujours été passionné par les voyages et j'ai
encore beaucoup de pays que j'aimerais découvrir dont
l'Amérique du Sud. A pied, en bus, à vélo, à moto où en
voilier je suis partant..
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Quels conseils donnerais-tu à un jeune pilote ?
De
tout faire pour réaliser son rêve comme j'ai pu le faire.
De tout donner, pour saisir sa chance. Mais surtout ne pas
croire que la réussite tombe du ciel. Le sport de haut
niveau est de plus en plus exigent, la réussite du métier
de pilote ne s'improvise pas. Elle passe d'abord par une
préparation physique sérieuse et rigoureuse, c'est la base
de tout sport, la condition physique et le mental son liés.
Pour
ce qui est de l'aspect technique . L'entraînement sur tout
type de moto est primordial. De nombreux champions
pratiquent le tout-terrain. Stoner et Vermeulen, comme
Doohan à l'époque pour les Australiens ainsi que Hayden
comme Roberts pour les Américains pratiquent le dirt-track.
Ca fait réfléchir !!! De plus j'ai entendu dire qu'un
certain Valentino Rossi s'y était mit également depuis
longtemps.
Comme
le dirt track pour la glisse, chaque discipline apporte
quelque chose de positif. L'équilibre et la concentration
pour le trial, le physique pour le cross, le supermotard
étant l'étape transitoire idéale entre le tout terrain et
la vitesse.
Ensuite
le relationnel. On ne peux pas réussir une carrière seul,
d'où l'importance de bien se faire entourer. Il ne faut pas
hésiter à communiquer, à se vendre comme on dit, pour se
faire connaître. Démarcher les partenaires fait partie du
jeu, les remercier aussi ! Tout comme les journalistes. Pour
tout cela Bruno Bonhuil était exemplaire et le trophée mit
en place par sa fille Ludivine est une très belle
incitation et prise de conscience aux exigences de la
réussite de ce sport magnifique.
Merci
Stéphane pour ce long et passionnant entretien. En espérant te
voir prochainement au guidon.
Francis
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