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Michel Rougerie

Né le
21 - 04 - 1950

Mort en course le 31 mai 1981 (Rijeka)

                  

Retrouvez l'histoire de la 350 Yamaha Kerlo de Rougerie

Son enfance (1950 - 1964) - Ses 1eres motos (1964 - 1969) - Bol d'Or 1969 - Début en vitesse (1970 - 1974)

Les espoirs déçus (1975 - 1981) - Le drame (1981) - Palmarès - Galerie Photos

NOUVEAU : la superbe galerie de photos de François Beau

1970 - 1974 SON DEBUT EN VITESSE

Après le Bol, c'est un autre événement qui allait marquer la carrière de Michel, sa rencontre en 1970 avec Robert. Leconte qui obtient l'importation en France des futures célèbres machines italiennes Aermacchi. Michel obtient deux motos italiennes. Une 125 et une 350, mais ces motos ne sont pas des balles. Heureusement Michel avant son accord avec M. Leconte a fait l'acquisition du top de l'époque pour un privé : une Kawasaki H1R (celle de Bétemps).
M. Leconte se rends vite compte que Michel ne gagnera jamais avec sa 350 italienne, il lui donne alors l'autorisation de rouler avec la H1R et Michel devient champion de France 500 en 1971. Cette même année il court aussi le championnat de France en catégorie 125, dominée par Thierry Tchernine et obtiendra quelques belles places.

En 1972 il signe un contrat avec M. Leconte, devenant ainsi le premier pilote professionnel français. Puisqu'il était pilote d'importateur, payé au mois.
Il s'engage en 125, 250 et 350 (les 250 et 350 étant les machines de Pasolini de 1971).
En 350, il ravit le titre de champion de France aux Yamaha et à Christian Bourgeois. En 250, le titre se joue sur la dernière course, les Coupes du Salon à Montlhéry. Rougerie et Bourgeois sont face à face, Yamaha contre Aermacchi. Devant les usines qui ont fait le déplacement c'est finalement Michel qui l'emporte et qui s'adjuge ainsi le doublé 250 - 350, terminant également 2eme du championnat 125.
Grâce à la plus importante revue de jeunes, Hit, qui finance une partie de l'écurie de l'importateur Harley Davidson et qui consacre de nombreux articles à la moto, Michel Rougerie deviendra très populaire.

L'année 1973, verra l'arrivée de Michel dans les Grands Prix. Le contrat le liant à l'écurie italienne est reconduit et en plus du championnat de France, Michel doit participer à tous les Grands Prix (250 - 500).
Cette année là il accumule les places d'honneurs en Grands Prix 250 : 4eme en France, 2eme en Hollande, 4 eme en Belgique (5eme en 500), 2eme en Tchécoslovaquie, 6 eme en Espagne.
Il termine finalement 5eme du championnat du monde 250.

Pour 1974, tout le monde pense que Rougerie sera champion du monde 250. Mais Rougerie lui-même émet quelques réserves et malheureusement ses doutes seront justifiés.
En effet une série impressionnante de mauvais coups du sort vont le poursuivre pendant cette année.
Tout d'abord les nombreuses grèves qui paralysent l'Italie, l'empêchent de recevoir ses pièces de l'usine, notamment les nouveaux disques qui doivent être installés sur sa machine. Il fera alors les premiers Grands Prix avec des tambours !!! Ensuite c'est une bougie qui le lâche sous la pluie en Autriche alors qu'il était en tête (il terminera 5eme).
Au Castelet c'est son mécano depuis de nombreuses années, Fargues, qui quitte l 'écurie.
                             
A Imatra en 350, alors qu'il se rapproche du leader (J. Dodds), c'est un fil de bougie qui se débranche, le reléguant à la 8eme place.
En Tchécoslovaquie, alors qu'il avait la pole et qu'il bagarrait en tête, c'est un joint de moteur qui cède.
Sa meilleure place, il l'obtient en 250 à Imatra en se tirant une bourre phénoménale avec Walter Villa (pilote d'usine Harley), mais c'est finalement Villa qui gagne devant Michel.
Dans le parc coureur, Phil Read le félicite et lui dit " tu avais des ordres pour le laisser gagner pas vrai ? ". Michel esquisse un maigre sourire et ne répond pas. Ses larmes sur le podium confirma ce qu'avait pressenti Read. Il avait fait son travail d'équipier et grâce à son geste Villa était presque sur d'être couronné champion du monde.
Le moral au plus bas, avec l'accord de Leconte, Michel ne participera pas au GP d'Espagne, mais il courra le Bol d'Or sur une 900 BMW.

    
    Rougerie au Bol d'Or 1974 
     (blessé lors des essais)


Rougerie en 1970



Rougerie sur la 
250 Harley Officielle (1973)


Rougerie sur la BMW usine
au Bol d'Or 1974

Photo de JM Mellier
Michel vient de chuter au Chemin aux Boeufs (Le Mans)

 

Retrouvez l'histoire de la 350 Yamaha Kerlo de Rougerie

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