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Michel Rougerie

Né le
21 - 04 - 1950

Mort en course le 31 mai 1981 (Rijeka)

     

Son enfance (1950 - 1964) - Ses 1eres motos (1964 - 1969) - Bol d'Or 1969 - Début en vitesse (1970 - 1974)

Les espoirs déçus (1975 - 1981) - Le drame (1981) - Palmarès - Galerie Photos

NOUVEAU : la superbe galerie de photos de François Beau


INTRODUCTION

De tous les pilotes que j’ai vu courir, c’est Michel Rougerie qui m’a le plus fasciné. Pour moi c’était celui qui avait le pilotage le plus généreux, le plus spectaculaire, le plus agressif de tous les pilotes du Continental Circus. Quand les autres redressaient le buste lors d’un freinage, lui restait le nez dans la bulle, tel un bouledogue agressif.
Michel c’était aussi la décontraction, l’humour, la gentillesse, la disponibilité pour ses fans. 
Il n’était pas rare de le voir débouler dans le paddock au volant d’une superbe voiture de sport (rouge de préférence) et s’arrêter pour discuter ou donner des autographes.
Dans les paddocks il était rarement seul, grâce à sa « personnalité » et à son art de la « déconnade » il y avait beaucoup de pilotes qui aimaient bien se retrouver avec lui pour délirer et se faire une bonne bouffe.
C’était enfin un vrai motard, un de la bande de Maison Alfort, qui savait si bien jurer et parler « vrai ». J’ai admiré les Baldé, Pons, Fernandez, Chevalier et toute cette bande de pilotes français qui écumaient avec brio les Grands Prix, mais Michel j’aurai bien aimé qu’il soit mon grand frère et quelque part tu l’es devenu...  Mimile. 

                   
Francis Boutet

« Je m’appelle Michel Rougerie et je suis né le 21 avril 1950 à Montreuil. Depuis ma plus tendre enfance, je n’ai pas quitté la banlieue Est de Paris, puisque j’habite à Rosny-sous-Bois à présent.

Je suis plutôt petit puisque je mesure 1,68 m pour 61 kg, ce qui me permet de me caler parfaitement derrière le carénage des Harley-Davidson que je pilote depuis plusieurs années. En 1975 enfin, je me vois confier de vraies motos d’usine avec l’assistance d’usine. Je suis le premier pilote français à atteindre ce stade mais il y a beaucoup de mes camarades qui peuvent prétendre à une excellente place dans la hiérarchie mondiale.

J’aime aller vite, même sur les routes avec ma BMW 30 CSL, j’aime les films d’action , Johnny Hallyday, Michel Sardou, Charles Bronson et Jean Paul Belmondo. Le pilote que j’admire le plus est Giacomo Agostini bien qu’il soit controversé. En France j’admire Tchernine qui est issu du même milieu que moi. Nous sortons souvent ensemble et nous avons de nombreuses affinités.

Pour ce qui est des femmes, je les aime pratiquement toutes à la condition qu’elles ne soient pas trop encombrantes, c’est à peu près tout ce que je leur demande.

D’une manière générale mes ambitions sont simples : je veux être le premier et en tirer le plus grand nombre possible d’avantages. » 

Michel Rougerie

Interview, donné pour le livre « Les grands de la moto – Editions PAC – 1975 » 
de Remi Fernandez et Michel Leblond

Retrouvez l'histoire de la 350 Yamaha Kerlo de Rougerie

Son enfance (1950 - 1964) - Ses 1eres motos (1964 - 1969) - Bol d'Or 1969 - Début en vitesse (1970 - 1974)

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