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Offenstadt
Eric
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| Jeune, rien ne prédisposait Eric Offenstadt à faire un jour de la
compétition. Il se tirait parfois des bourres avec les copains sur
leur mobylette, mais sans plus. C'est suite à la rencontre, à 19 ans du
champion de France 250 cm3 de l'époque pour que tout s'accélère. En
effet l'achat d'un 250 Matchless et les conseils avisés de Jean Claude
Bargetzi, vont " pousser " Eric sur le circuit de Montlhéry pour les Coupes Eugène Mauve, dans lesquelles le jeune Eric, s'inscrit sous le pseudonyme de Gilbert Sorbier, car il n'a pas encore vingt ans. Mais ce coup d'essai est une véritable catastrophe. Il faudra attendre la 2e course pour qu'Eric, qui est alors coéquipier de Bargetzi dans le " team " Psalty, commence à faire parler de lui, puisqu'il termine 2e juste derrière Jean Claude. Le virus de la compétition grâce à cette belle course ne le lâchera plus. 1960. Eric apprend son métier en effectuant une saison complète en national sur ses fidèles Matchless. 1961. Il passe alors en inter au guidon d'une Aermacchi, avec
laquelle il deviendra champion de France 175 cm3. En 1962, il multiplie les catégories. Il courre les 250 cm3 et 350 cm3 sur Aermacchi et les 500 cm3 sur une Norton 88 SS. En 500 il perd le titre dans la dernière course sur casse de sa Norton et c'est son " rival " Georges Monneret qui est titré. Lors de la dernière course de la saison, il se voit également confié par Garreau la 125 Ducati desmodromique. Il va terminer la course juste derrière la star de l'époque, Jean Pierre Beltoise. Mais les courses semblent trop " faciles " pour Eric et dès l'année suivante il change d'orientation. 1963, Eric grâce à un petit héritage, décide de se lancer dans la course automobile. Il fait l'acquisition d'une Lola. Il gagne d'ailleurs, sur un coup de chance, sa première course. Mais le reste de la saison est plus dure et il lui faudra attendre les Coupes du Salon pour prendre une superbe 2e place derrière Jo Schlesser, en empochant au passage le record du tour. 1964. Grâce à cette dernière course de l'année il s'est fait remarquer, ce qui a décidé quelques sponsors pour l'aider lors de cette nouvelle saison. Il est d'ailleurs en tête du championnat de France jusqu'à la dernière course où une boite de vitesse cassée " donne " finalement le titre à son ami, Henri Grandsire. Mais cette saison est superbe et il peut se vanter d'être le seul en Europe à avoir réussi à battre Jackie Stewart. Et le classement des meilleurs pilotes européens de l'année publié par l'Equipe confirme son talent en le classant 3e derrière Stewart et Moser. Pour 1965 Eric décide de s'attaquer à la Formule 2. Il décide de s'acheter une Cooper, mais les résultats ne sont pas brillants, à part une 6e place au GP de France à Rouen. Il revient donc à sa première voiture la Lola. Et c'est au volant de celle ci qu'il va avoir le plus grave accident de sa vie. Sur le circuit de Monza, dans la Curva Grande, Eric constate que sa direction ne répond plus et à 220 km/h il quitte la piste et percute de plein fouet l'un des arbres qui entoure le circuit. Miracle, Eric s'en tire avec une grosse migraine pendant quinze jours. Mais nullement découragé il rachète une nouvelle Lola, avec laquelle il va participer à la célèbre Temporada en Argentine et remporte la dernière épreuve devant le fils de Fangio. Au classement final ce petit français inconnu termine à la 3e place. 1966 sera sa meilleure saison. Eric monte un moteur de BRM dans sa Lola et fait connaissance d'un mécanicien hors pair, Dewar Thomas, qui va transformer la voiture. Ces belles courses cette année là le font remarquer et lui font obtenir un volant au sein du team Lotus. Il restera dans le team de Ron Harris jusqu'en 1968. 1969 c'est le " tournant " de la carrière automobile d'Eric. Il signe chez Pygmée et entame une incroyable série noire. Sur 8 courses la voiture restera au box quatre fois. L'année 1970 est celle du retour à la moto. En effet Eric
n'est pas vraiment décidé à redescendre en F3. Faisant partie de la
" bande à Beltoise ", qui réunissait, rue du Faubourg St
Honoré, en face de la boucherie du père de Jean Pierre, dans un café
nommé " Stan 1971, voit Eric repartir avec une Kawasaki " transformée
" par ses soins et avec l'aide de deux personnes qui ont comptées
à cette époque, son ami Daniel Robin, directeur sa société (S 1972 est une année noire pour Eric et son mécanicien. Les
ennuis techniques se suivent sans qu'ils puissent trouver la solution
à leurs problèmes. Eric ne marquera qu'une fois des points en Grands
Prix en finissant 6e du GP de Belgique. Par contre cette année là il
trouve dans la gamme Kawasaki un nouveau 1973 verra sa dernière saison de Grands Prix 500. Il réalise un nouveau twin en ne gardant que deux cylindres d'une 750 cm3. Avec cette machine hyper maniable, il termine 7e du GP de France, 9e du GP de Hollande, 4e du GP de Tchécoslovaquie et 8e du GP de Finlande. Au final du mondial il termine 12e à égalité de point avec Christian Bourgeois. En 1974 on reverra encore Eric au guidon d'une moto de course, une 125 Motobécane. En effet Eric est entré au service course Motobécane pour aider la marque française à développer une machine de course avec laquelle Michel Balloche deviendra Champion de France la saison suivante. Eric est aussi très pris par sa société, la SMAC, qui commercialise des cadres et des roues. Mais Eric revend son entreprise un an plus tard. De 1976 à 1980, Eric met en application ses théories afin de construire une moto de course 100% française. La H.O. (Houzé - Offenstadt) qui est rachetée ensuite par la société BUT et la moto rêvée par Eric peut courir en Grand Prix aux mains de différents pilotes, Hogrel, Guilleux etc… Aujourd'hui Eric s'est retiré de la compétition et s'est lancé dans la … cuisine, puisqu'il possède un restaurant en région parisienne… Mais la moto reste … son hobby. quelques articles sur la BUT et la 500 HO grâce au site www.appeldephare.com : 500
HO La Moto N° 88 de juillet 1977 |
Place |
Année |
Moto |
Classe |
Résultats |
|
|
14 |
1970 |
KAW |
500 cc |
F
9 - DD 7 - SF 4 |
|
|
40 |
1971 |
KAW |
350 cc |
S
8 |
|
|
6 |
1971 |
KAW |
500 cc |
A
3 - B 2 - E 3 |
|
|
29 |
1972 |
KAW |
500 cc |
B
6 |
|
|
12 |
1973 |
KAW |
500 cc |
F
7 - NL 9 - CS 4 - SF 8 |
GALERIE PHOTOS
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Photos François Beau avec son amical concours.
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Avertissement : Ces photos sont de François Beau
merci de respecter le travail des photographes en ne "pillant"
pas
ces clichés que François et Pierre ont eu la gentillesse de me confier.
Ces photos ne sont pas libre de tous droits. Leur utilisation est donc protégée
par un copyright
et toute utilisation pourrait entraîner des poursuites.
Pour une utilisation professionnelle (livre, articles etc...) contactez François
Beau
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