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1971 - la malchance
Pour 1971, Jean
Paul décide de mettre toutes les chances de son
coté et il achète ce qui se fait de mieux pour
l'époque, une Yamaha TD2 et une TR2, désirant
s'aligner en 250, 350, 500.
Pour financer sa saison il est sensé aider ses parents dans
leur affaire de volaille... mais il a beaucoup de mal pour se lever
à 5 heures du matin pour faire les marchés.
Peu avant le début de la saison, il décide de
faire des essais à Montlhéry, mais au bout de
deux heures de roulage, Jean Paul se retrouve à
l'hôpital, plâtré à la jambe
droite et à l'épaule. C'est en voulant
négocier trop vite "les Biscornes", un S qui se prend
"normalement" à 130-140, que Jean Paul s'est
"envolé" au guidon de sa TR2. Cette chute l'immobilise 2
mois et de retour chez lui il doit de nouveau respecter une quasi
immobilité. En juillet alors qu'il commence à
voir le bout du tunnel, une terrible nouvelle le jette dans une
nouvelle dépression, son ami Christian Ravel vient de se
tuer au GP 500 de SPA.
Au mois de septembre c'est la rééducation qui
commence.
A la fin il se rend à ses séances en moto,
puisqu'il vient de s'acheter une Kawasaki S2.
Après ces terribles épreuves,
Jean Paul vends ses motos (ce qu'il en reste), achète une
Alpine et décide de se lancer dans les rallyes automobiles.
Lors de sa première course, le "Rallye des Lucioles",
à cause d'une erreur de son copilote, il part à
la faute et effectue plusieurs tonneaux, mais grâce aux
arceaux et aux sangles le pilote et le co-pilote sortent indemnes de
l'Alpine. Jean Paul "conclue" cette année noire par un autre
accident de la route, avec une Lamborghini Miura...
1972 - retour vers la moto
Jean Paul renoue des contacts avec la moto par
l'intermédiaire de M. Laprie concessionnaire Honda
(Vésinet Sport), qui prépare une 750 pour les "10
Heures de Montlhéry", il propose donc le guidon
à Jean Paul qui fera équipe avec Daniel Rouge.
Malgré des ennuis de radiateur d'huile ils terminent 4e.
Encouragé par ce résultat Jean Paul
décide d'acheter une 250 Yamaha TD3 refroidie par air. Mais
de nouveaux problèmes mécaniques viennent
perturber sa saison et comme Jean Paul n'y connaît rien, il
commence à se désespérer, quand il
rencontre à Alésia un sorcier de la
mécanique, Jacky Germain qui s'occupait des motos
de
Claude Ben El Hadj. Les deux pilotes s'entraînent
ensemble et peu à peu, Jean Paul progresse. En fin de saison
il termine 4e d'une course à Montlhéry
derrière Rougerie, Chevalier
et Ben El Hadj.
1973
- entre de bonnes mains
Jean Paul intègre l'écurie
"La Moto Castrol" dont le chef de file est Thierry
Tchernine et le 3e pilote est André
Kaci. Le journal "La MOTO" et les huiles "CASTROL", mettent
à la disposition des pilotes des TD3 et l'assistance
technique de Jacky Germain. Pour l'endurance Jean Paul fait
équipe avec Kaci chez Honda. La saison 73 est bien
meilleure. A Chaumont, sous la pluie, il gagne en 350 en battant Tchernine.
En Grands Prix 500, à Jarama en Espagne, il termine 9e alors
qu'il est tombé en panne d'essence peu avant la fin, c'est
Phil Read qui gagne la course.
1974 - la rencontre avec la 700 Yamaha
En ce début 1974, Yamaha lance une info
qui sera une véritable "bombe" dans le monde des
privés.
En effet le constructeur japonais décide de commercialiser
une compétition client capable de se battre pour la victoire
en catégorie 750. L'importateur français,
Sonauto, pourra bénéficier de 4 ou 5 machines,
pas une de plus. Deux sont déjà
réservées pour les pilotes "officiels", Bourgeois
et Pons
et une troisième est prévue pour le pilote
"Gauloises"
Olivier Chevalier. Pour qui seront les 2 dernières
? Jean Paul fera des "pieds et des mains" auprès de Jean
Claude Olivier pour en avoir une ... et il l'obtiendra.
Grâce à son contrat avec un groupement d'auto
écoles, CFR, Jean Paul peut se lancer dans l'aventure de
Daytona. Course mythique de début d'année (10
mars) qui voit s'affronter à plus de 300 km/h les meilleurs
pilotes de 3 continents. La machine n'est disponible que 2 semaines
avant la course, ce qui laisse peu de temps à Jacky Germain
pour la préparer. Le système Zénith de
ravitaillement rapide ne sera donc pas installé et fera
perdre de précieuses secondes à Jean Paul lors de
la course. Lors des essais Jean Paul se qualifie dans le 2e groupe (le
départ est donné en 3 groupes). Après
avoir rapidement rattrapé le 1er groupe, Jean Paul termine
à une très honnête 15e place (et 1er
privé). Dans la foulée Jean Paul accumule les
bons résultats en 750 (championnat de France et meeting
inter). Il termine 4e à Rouen, 4e au 200 Miles
Paul Ricard et gagne les courses de Nivelles, Paul Ricard et Karland
pour devenir Champion de France Trophée 750.
Jean Paul ne coure pas seulement sur sa 750, il obtient
quelques bons résultats en Grands Prix (10e en 500 au GP
d'Autriche et 10e en 250 au GP d'Italie). Il s'aligne
également au Bol d'Or sur une Japauto officielle en
compagnie de Thierry Tchernine, une panne d'essence ruine leurs
efforts.
Ensuite Jean Paul se consacrera surtout à la
catégorie 750 jusqu'à la fin des
années 1970, avec encore quelques belles courses en mondial
(7e en Grande Bretagne 1977) et son titre de Champion de France 750 en
1978.
L'image qui reste de Jean Paul est celle d'un
"gentleman-rider", spécialiste de la TZ 700 et 750 et roi
des meetings inters avec une autre "grosse pointure" de
l'époque, le magnifique René Guili...
1974 Jean Paul Boinet joue
dans le film : L'Agression de Gérard Pires
En
dehors de l'histoire qui donne une image négative des
motards, j'aime ce film par ces scènes
de "baston", par les motos utilisées (H2, 900 Kawa, Kat Pat
...) et par les pilotes qui y ont tournés
Choukroun, Tchernine, Boinet, Soussan et Rougerie ce dernier n'ayant
effectué que quelques prises
de vue, un contact brutal avec un abri bus l'obligea à se
"retirer" du film ...
Acteurs : Catherine
Deneuve, J.L. Trintignant, Claude Brasseur, Robert Charlebois,
Daniel Auteuil, Valérie Mairesse...
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