Hervé Guilleux passe
son permis moto à 17 ans pour
assouvir une passion : la course.
Cette passion couvait
en lui depuis pas mal de temps mais c’est sa rencontre dans un
restaurant avec deux pilotes de la coupe Kawasaki, Pons et Garnier, qui
vont le décider.
Permis en poche il
s’inscrit en 73 à la coupe Kawasaki, mais victime de chutes et de
casses mécaniques il est éliminé dès les qualifications. Il se rattrape
en 1974 ou il termine brillamment 2e derrière Bernard
Sailler. Dans la foulée il remporte la finale de l’école de pilotage
TOTAL, dont le 1er prix est une 250 Harley. Pourtant cette
Harley était un cadeau empoisonné puisqu’elle n’était pas compétitive,
alors Hervé, sans un sou, décide en 1975 de tenter sa chance en Trophée
FIM. Il fera d’ailleurs le « pilote mercenaire »
jusqu’en 1979, gagnant ça et là de modestes primes.
En 79, Il rencontre
Eric Offenstadt qui cherchait un pilote pour le Grand Prix de France. La
moto d’Eric, la BUT, était d’une conception très particulière et
n’avait pas encore eu de résultats significatifs. Pourtant Hervé réalise
un petit exploit en terminant 4e du GP de France et permis
ainsi d’acquérir une certaine notoriété, ainsi que pour la BUT. (A
noter la pole en 250 d’un certain Rossi !)
Pourtant seule une victoire à Jerez en 350 cc (hors championnat)
compléta le tableau d’honneur de cette moto. On notera en 1980 :
une 10e place aux essais du GP d’Italie et une 11e
place aux essais du GP de France…
Faute de budget et de fiabilité mécanique, pour Hervé, l’aventure
BUT s’arrêta là.
Hervé tenta ensuite sa
chance avec une autre machine « bizarre », il s’agissait
de la Cobas 250 à moteur Rotax. Ses meilleures place en 1981, 4e
au GP d’Argentine, 9e au GP de France et une belle 4e
place aux essais du GP de San Marin, mais il chute en course. Il
terminera finalement 20e au championnat du monde 250cc.
Puis c’est la période
endurance avec Kawasaki avec une superbe victoire au Bol d’Or 82 et
un titre de vice champion du monde d’endurance en compagnie d’Igoa
et de Laffond. (4e aux 1000 km de Zeltweg, 2e aux
24 H de SPA, 3e aux 1000 km de Donnington, 1er Bol
d’Or).
Finalement sa plus
belle saison de GP, il devait l’effectuer en 1983. Au guidon d’une
250 Kawasaki ex Baldé et financé par But il remporte le GP d’Espagne
(devant Christian Sarron) et termine 3 autres fois sur le podium (3e
en Afrique du Sud, 3e aux Pays Bas, 2e en Suède).
Cette belle saison se
terminera sur une 4e place au mondial 250, derrière Lavado,
Sarron et de Radigués.
Les années
suivantes furent très difficiles. Plus de sponsors, quelques
tentatives sur la Chevalier, retour chez Cobas… Hervé décide d’arrêter
les Grands Prix et revient en endurance pilotant tour à tour pour Elf
et Kawasaki. Il met fin à sa carrière en 1988.
Hervé Guilleux est
toujours un motard passionné puisqu’il roule aujourd’hui en 600
Fazer et en Speed Triple et est devenu un spécialiste en informatique.
Appel de phare Hervé….