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 François Gomis

Né le
10 avril 1953
à Paris

Interview réalisé en partenariat avec 

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François (à droite) avec Olivier Chevalier

François Gomis fait sa première course (la côte Lapize à Montlhéry) à 19 ans en 1973. Étudiant en Arts Plastiques aux Beaux Arts de Paris, il a choisi une Guzzi V7 Sport alors que les H2 sont reines.

V7S  1973 Il se fait remarquer en Critérium 750 en terminant régulièrement dans les 10 premiers et en ne se faisant jamais prendre un tour par le Maestro Gilles Husson. À noter que le point fort de la Sport n'étant pas la nervosité, il se retrouve toujours dernier au premier freinage ! Il fera deux ou trois courses avec une H2 mais n'insistera pas, trop habitué à la garde au sol de la Sport. Il participe au Tour de France 74 avec la Sport (5e au classement des circuits) et est finaliste du Casque Total (gagné par Hervé Guilleux) la même année. 

Grand amateur d'angles et de gros freinages, Champion de France 750 National en 1975 avec une 350 TZ, il va ensuite complètement décrocher de la vitesse et faire quelques courses d'endurance avec son frère Laurent. 

Au total, il n'a pris qu'un peu plus de trente départs, ce qui est très peu à une époque où l'on courrait souvent dans plusieurs catégories. 

François Gomis dit aujourd'hui : " J'aurais dû arrêter de courir lorsque que j'ai su que j'allais être père d'une petite Marie en 1974, idem en 77 pour la naissance d'une petite Claire " et ajoute " J'ai trop intellectualisé un sport, à la fois monstrueux et merveilleux, où il ne faut surtout pas réfléchir ".

Trophée 750 en TZ 350 1975 Ses meilleurs souvenirs sont les félicitations de Gérard Choukroun et de Patrick Pons en 1975, et l'ambiance incroyable, " surréaliste " de la moto dans les années 70. Ses plus mauvais souvenirs ? Être obligé de démonter sa V7 Sport pour prouver qu'il n'était pas en 850, il dira alors : " C'est la poignée de gaz qui est en 850, pas le moteur ". Et un problème d'allumage sur sa TZ lors de la seule course 250 à laquelle il a participé (La Châtre 1975, pole-position, premiers tours en tête, termine huitième). 

Ses pilotes français préférés sont (entre parenthèse ce qu'il a vu d'eux) : Pons (discret et très gentil), Rougerie (lucide), Fernandez (perfectionniste), Baldé (élégant), Offenstadt (artiste), Choukroun (un regard d'enfant), Husson (son anarchisme assumé), Soulas (tranquille), Rigal (tout pour réussir), son frère (polyvalence bitume/TT). Un seul pilote étranger l'a vraiment impressionné, Cecotto qui est pour lui le talent pur.

24 H du Mans 1980 (Kawa 1000)François Gomis n'a pas touché une moto depuis le Bol d'Or 80 hormis deux heures dans une course d'endurance TT avec son ami Rodolphe Schwartz (l'enduriste qui tombait plus vite que son ombre... dixit François !) en 85. 

Il garde un bon souvenir de son passage dans la presse moto (MJ puis Motoplay de 1978 à 1980) et sera l'un des cadres de l'Ecurie Pernod en 1981 (année de la disparition de Michel Rougerie) dont il démissionnera en fin de saison. 

François Gomis oubliera alors la moto pendant plus de 20 ans. Aujourd'hui, il a juste entendu parler du fils de de Puniet et du fils de Rossi. Journaliste en radio pendant une dizaine d'années puis dans l'automobile (presse 4x4), ensuite conseil en communication, il est trois fois grand-père, aime dire et écrire des bêtises, l'Histoire, la musique classique et n'a pas la télévision. Il est céramiste depuis 7 ans.

Anecdote En 1974, François Gomis faisait équipe avec le regretté Gilbert Lavelle (vainqueur du Critérium 750 cette année-là) à la course d'endurance de la Coupe des 4 saisons au Castellet avec des H2. Ils étaient en deuxième position quand il passe Hervé Guilleux et sa 400 Kawa juste avant les esses de la Verrerie. Après les esses, au tout début du freinage de la chicane, la 400 percute la H2. Grosse chute pour les deux pilotes. Ils ne s'engueulent pas. Gomis dit à Guilleux " Tu as oublié qu'une H2 freinait plus tôt qu'une 400 ", Guilleux répond : " Tu as fait un écart ". Bref ce qu'on appelle un incident de course. Longtemps après, les deux protagonistes se croisent par hasard et brièvement alors qu'ils ne s'étaient pas vu depuis une quinzaine d'années. Et de quoi parlent-ils ? De leur gamelle, chacun étant toujours sûr d'avoir raison.

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Critérium 750 avec la Guzzi V7S en 1973

Critérium 750 avec la Guzzi V7S en 1974

Coupe Kawa1974 au Mans

Bol d'Or 1977 (350 TZ) Trophée 750 1975 (TZ 350) Tour de France 1975

 

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