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Dans
les années 70, en voyant une Kawasaki orné du fameux
numéro 17, les amateurs de compétition motos,
pensent immédiatement au pilote moustachu,
franco-canadien, Yvon Duhamel ... alias "Super
Frog" ou en français "Super
Grenouille"
Yvon
Duhamel est né à Montréal le 17 octobre 1939. Dés
son plus jeune age, Yvon se passionne pour le vélo et
à 13 ans il monte des moteurs d'essoreuse sur des
vélos et commence même à en vendre.
A
15 ans, un ami lui fait faire un tour sur sa
Triumph, ce qui déclanchera la passion d'Yvon pour la
moto, car une semaine plus tard il va acheter sa
première moto, une Triumph T 100.
A
17 ans, Yvon se lance dans les courses sur glace.
L'année suivante il se fait la main dans des courses
de dirt-track. Et en 1959, il se lance dans la course
sur piste au guidon d'une BSA Gold Star.
Il
court de plus en plus tout en aidant son frère à la
station services, si bien qu'au milieu des années 60, il commence à faire
parler de lui, en catégorie 250, au guidon de Yamaha
de série.
C'est après ces saisons d'apprentissage,
qu'il peut enfin profiter de vraies machines de
compétition grâce à l'écurie Yamaha Deeley.
Ensuite, par manque de pistes et de compétitions moto
dans un pays où le moto neige est roi, Yvon Duhamel
décide d'aller rouler chez le voisin
américain.
En
1967, il court les 100 miles de Daytona en
catégorie 250 et termine 8e.
En
1968, il revient à Daytona et il remporte la course
des 250 et termine 2e de la course des 200 miles, au
guidon d'une Yamaha 350 Deeley, finissant derrière la
Harley Davidson de Cal Rayborn. Et fort de ces
succès il retourne dans son pays pour disputer
également le
championnat canadien.
Occasionnellement Yvon participe à des course de Dirt
Track sur des Yamaha peu compétitive. Son meilleur
résultat il obtiendra justement en 1968 lors de
l'épreuve de Sacremento.
En
1969, il revient au States, remporte une victoire à
Indianapolis et de nouveau la course des 250 à
Daytona. Pour les 200 miles il réalise la pole
position en étant le premier à réaliser un temps au
dessus de la barrière des 150 miles/h. Pour la
course il abandonna suite à des problèmes de
moteur.
A
cette époque ce n'est pas seulement ses victoires qui
attirent le regard des spectateurs et des professionnels
de la compétition moto, mais son style
de pilotage très spectaculaire.
En
1971, il se voit alors offrir un contrat de pilote
d'usine par Kawasaki USA, l'usine japonaise cherchant
un pilote confirmé pour dompter la redoutable 3
cylindres. Cette année là, il remporte les 200
Miles de Talladega.
En
1972, Yvon Duhamel gagne le Grand Prix du Canada sur
le circuit de Mosport. Il remporte également la
course de Road Atlanta et termine 2e à
Indianapolis.
En
1973, Yvon Duhamel est, avec son coéquipier, Garry
Nixon, l'un des premiers pilotes d'usine américains,
à venir courir en Europe. Il participe aux fameuses
courses des "Séries du match
anglo-américain" et en remportant un victoire,
en terminant deux fois 2e et une fois 3e, Yvon Duhamel
est le meilleur américain par les points
marqués.
1974
fut moins faste pour Duhamel, car dans les
Séries, il ne peut que gagner qu'à Brands Hatch. Et
en formule 750 il termine 2e de la manche anglaise
derrière la Suzuki de Paul Smart (il finira 6e
général)

Par
contre 1975, est une bonne année, il gagne Ontario et
en Formule 750, il remporte la manche belge à Assen. Il monte
également sur la 3e marche du podium du Bol d'Or,
associé à Jean François Baldé. Ces deux beaux
résultats en France associé à sa bonne humeur et sa
disponibilité ont fait beaucoup pour la grande
popularité d'Yvon Duhamel en France.
En
1976, il renouvelle son contrat avec Kawasaki
USA pour deux ans, mais l'usine retira son soutien à
l'écurie américaine, Yvon eut peu d'occasion pour
courir et ce fut une année médiocre. Son seul
résultat fut une 7e place en Formule 750 à Imola.
Yvon Duhamel se tourna une fois de plus vers
l'endurance et avec son coéquipier
Jean François Baldé, il participa pour la 2e année
de suite au Bol d'Or sur le circuit du Mans, au guidon
d'une Godier Genoud. L'équipage occupa la tête
pendant la 1ere heure de course mais ne put jamais
inquiéter les Honda aux moyens nettement
supérieures.
En
1977, on voit plus rarement Yvon sur un circuit en
temps que pilote, s'occupant de plus en plus de ses
affaires. Mais il fait une apparition à la manche
canadienne du Championnat du Monde 750 cc ... et il
termine 2e derrière l'autre Kawasaki de Greg Hansford
et devant la Yamaha de Steve Baker.
En
1978, on retrouve Yvon Duhamel au départ de
la manche
canadienne du Championnat du Monde 750 cc, qu'il
termine cette fois à la 3e place derrière les Yamaha
de Mike Baldwin et Kenny Robert
Au
début des années 80, Yvon est très proche de
ses deux fils qui se
lance à leur tour dans la compétition moto. On
retrouve Yvon au guidon d'une moto, en 1988, pour la
course du Bol d'Or où il est associé à ses deux
fils, Miguel et Mario.
Au
milieu des années 90, Yvon s'aligne dans des
courses de l'AMA
Harley-Davidson 883 Sportster où il termine
souvent dans le top 10, malgré ses 50 ans bien
sonnés.
A
partir de 1999, Yvon et son épouse suivent de très
près les performances de leurs deux fils dans les
différents championnat Superbike.
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