Christian avec ses 5 titres de champion de France
et plus de 100 victoires il est l'un des pilotes français les plus
titrés.
Il commence la compétition en 50cc avec un Itom,
mais même s'il obtient quelques places
d'honneur, il faudra attendre
1968, après
la fin de ses études et son service militaire effectué, pour voir
Christian se lancer plus sérieusement dans la compétition
moto. Jusqu'en 1970 il court sur des 250 et 350 Ducati et à partir de
cette année là il commence à gagner grâce à l'acquisition d'un
Yamaha. Au terme de cette année 70 il obtient d'ailleurs son premier
titre national en 250cc et marque ses premiers points au mondial (10e en france). Cette année là il participe également au Bol d'Or
sur la Honda officielle après avoir couru le "mythique" Bol
69 sur une Triumph Dresda 650 qu'il
partageait avec Gilles Mallet.
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| 1970 Bol d'Or sur la
750 Honda CR officielle |

En 1971, avec son mécanicien (Christian Maingret) qui lui prépare
des machines fiables et rapides, il domine tous ses adversaires et
obtient 2 nouveaux titres. Cette année là il s'attaque avec succès à
des records de France détenus par Georges Monneret.

En 1972, engagé par Sonauto pour piloter
des Yamaha, mais responsable
de son organisation,
Christian s'attaque aux Grands Prix en plus du Championnat de France.
Cette année là c'est en France à Clermont Ferrand qu'il va obtenir
son plus beau succès, 2e en 500 cc, juste derrière le roi Ago. A
la fin de l'année, Christian aura marqué des points en 250 cc, 350 cc
et 500 cc.

Pour 1973, le
programme est encore plus ambitieux que
l'année précédente car il va régulièrement participer aux
Championnat du Monde dans 3
catégories et courir également dans des épreuves d'endurance.
Pourtant en France les jeunes loups ont les dents longues. Les Rougerie,
Pons et Léon lui mènent la vie dure,
pourtant il obtiendra encore un titre de Champion de France toutes
catégories et de nombreuses places d'honneur
en Grands Prix (3e en 500 en Hollande, derrière Read et Newcombe).
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Départ en 1973 à Montlhéry.
Chrisitian Bourgeois est le Champion de France en titre (N°1).
On reconnaît : N° 25 Michel Rougerie, Thierry Tchernine caché par le
N°3 Pons, N°16 Choukroun et à droite de la photo en partie cachés, Olivier Chevalier
et
Gérard Debrock.
On reconnait également derrière Bourgeois (N°1) le casque de
Christian Léon et derrière Pons (N° 3) celui de Tchernine. |
Pour 1974, en estimant n'avoir plus rien à
prouver en France, Christian se lance à fond dans les grandes courses
internationales. Il va disposer d'un excellent matériel : une 750
Yamaha 4 cylindres et une 350 monocoque. Il participera à la
légendaire course des 200 miles de Daytona, mais des incidents
mécaniques vont l'empêcher de terminer à une place d'honneur. En
revanche la saison européenne démarre en fanfare puisqu'il marque des
points dans les 2 premiers grands Prix, en France (à Clermont Ferrand)
le 21 avril, il termine 3e des 350cc, juste derrière Agostini et
Länsivuori (et devant Pons 4e et Rougerie 5e et les autres français
Jimenez 7e et Debrock 8e, soit 5 français dans les 10 !!!). Alors que
le 3 mai, en Autriche il termine 10e. Mais le 19 mai, pour le Grand Prix
d'Italie qui se déroulait sur le circuit d'Imola, c'est le drame. Suite
à une défaillance du système de freinage, il percute un mur à 140
km/h. Christian est relevé avec de nombreuses fractures et lésions
internes.
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1974 : Clermont avec Ago
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1974 : Clermont avec Pons
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1974 Daytona
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En 1975, Christian Bourgeois doit repartir
de Zéro. Il décide de se consacrer à la catégorie
750 et ce choix va
s'avérer payant puisqu'il termine le Championnat d'Europe à une
brillante 4e place. A noter sa superbe 3e
place en France (Magny Cours) derrière Sheene et Estrosi et devant
Findlay.
Pour 1976,
Christian se tourne vers l'endurance. Il est engagé par l'usine Ducati,
mais les résultats sont catastrophiques. La machine est brillante mais
pas fiable. Il sauvera en partie sa saison par quelques résultats en
750 cc.
Délaissant peu à peu la piste en
tant que coureur, Christian Bourgeois ne délaisse pas pour autant les
paddocks. En 1977 il se lance dans la fabrication d'une moto
française de Grand Prix. La machine est une 350 3 cylindres, la CBR. Il
la pilote pour quelques courses mais un accident va ruiner ses espoirs.
On retrouvera épisodiquement la CBR en Grands Prix aux mains de Bertin
et Bouzanne, sans grand succès.
Après
avoir continué dans
le monde de la compétition moto à différents postes, en 1991 on
retrouve Christian Bourgeois à la tête de l'écurie officielle
Kawasaki en Endurance et les pilotes " verts " vont lui faire un beau
cadeau de bienvenue en emmenant leur Kawasaki N°4, à la victoire. Au
guidon, deux transfuges de chez Honda, Viéra et Battistini et un vert
" pur jus ", Yvon Duhamel le canadien.
En 2002 il prend la
direction de Kawasaki Europe et aura en charge (en autres choses) le
Mondial Supersport (avec Fabien Foret en 2003) et le Superbike.